Le marché immobilier montois brille par sa stabilité. Pas de baisse notoire du nombre de transactions, encore moins de hausse des prix significative. " Déjà en 2011, le marché s'était révélé extrêmement stable, pointe le notaire Sylvain Bavier. Enfin, par "stable", j'entends des hausses de prix de 1 à 3 %. Soit des marges relativement peu importantes par rapport à certaines communes belges, qui connaissent plus de fluctuation. " Et en 2012 ? " Même tableau. Le premier trimestre était correct, détaille- t-il. On a connu une légère baisse des prix ensuite, mais il s'agit, à nouveau, de pertes minimes, toujours sous la barre des 5 %. Quant au dernier trimestre de l'année, il s'annonce, lui aussi, stable. " Rien à signaler, donc. " Disons qu'à l'heure actuelle le marché immobilier belge s'est globalement rétabli, nuance Sylvain Bavier. Alors qu'on a vu affluer les candidats-acquéreurs avant la crise de 2007, maintenant, les choses semblent être rentrées dans l'ordre. Il faut reconnaître que les prix avaient alors tellement flambé que quantités de Brabançons wallons et de Bruxellois ont quitté leurs régions pour s'installer dans les communes hennuyères limitrophes. "
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Le marché immobilier montois brille par sa stabilité. Pas de baisse notoire du nombre de transactions, encore moins de hausse des prix significative. " Déjà en 2011, le marché s'était révélé extrêmement stable, pointe le notaire Sylvain Bavier. Enfin, par "stable", j'entends des hausses de prix de 1 à 3 %. Soit des marges relativement peu importantes par rapport à certaines communes belges, qui connaissent plus de fluctuation. " Et en 2012 ? " Même tableau. Le premier trimestre était correct, détaille- t-il. On a connu une légère baisse des prix ensuite, mais il s'agit, à nouveau, de pertes minimes, toujours sous la barre des 5 %. Quant au dernier trimestre de l'année, il s'annonce, lui aussi, stable. " Rien à signaler, donc. " Disons qu'à l'heure actuelle le marché immobilier belge s'est globalement rétabli, nuance Sylvain Bavier. Alors qu'on a vu affluer les candidats-acquéreurs avant la crise de 2007, maintenant, les choses semblent être rentrées dans l'ordre. Il faut reconnaître que les prix avaient alors tellement flambé que quantités de Brabançons wallons et de Bruxellois ont quitté leurs régions pour s'installer dans les communes hennuyères limitrophes. "" Il n'empêche, intervient Aldo Zambito, de l'agence Alpimmo, Mons reste une terre bénie pour les investisseurs qui souhaitent réaliser de belles affaires. " Et le courtier de vanter la qualité de la valeur locative des biens montois, mais aussi... celle des candidats locataires. " On remarque que les locataires présentent un meilleur profil. C'est sans doute dû au fait que de plus en plus de gens qui ont les moyens d'acheter préfèrent louer, le temps de mettre un peu d'argent de côté avant de revenir sur le marché de la vente. " Sans oublier l'atout indéniable que constitue la présence, en terres montoises, du Shape, le centre européen de commandement militaire des forces de l'Otan. Lequel ne va pas sans " la vingtaine de milliers de fonctionnaires internationaux qui y gravitent ". Résultat ? " Le loyer montois moyen est identique aux loyers bruxellois, de l'ordre de 800 euros pour un appartement deux chambres. " Il n'en faut pas moins pour convaincre les investisseurs, qui font rapidement leur calcul. Et préfèrent, de loin, opter pour un appartement deux chambres dans la cité du Doudou - quelque 170 000 euros (hors frais) en moyenne - plutôt que de débourser 300 000 euros (hors frais) pour le même bien, implanté à Bruxelles. Cela étant, dans le Hainaut en général et à Mons en particulier, le maître achat est et reste la maison jointive. " Qu'elle soit ouvrière ou bourgeoise, la maison jointive a la cote, reprend Sylvain Bavier. Et se monnaie de l'ordre de 90 000 euros dans le Borinage, contre 110 000 à 120 000 euros en moyenne dans le Grand Mons, et jusqu'à 140 000, 160 000 euros au centre-ville. " Une acquisition plutôt bon marché, qui plaît beaucoup, entre autres, aux jeunes couples. Sans oublier les économies d'énergie autorisées par l'accolement des façades latérales. Par ailleurs, et depuis quelques années, un autre type de bien semble prendre de plus en plus d'importance : l'appartement. " Alors qu'il y a dix ans de cela, on vendait un appartement pour neuf maisons, aujourd'hui, on parle de trois appartements pour sept maisons ! " glisse Aldo Zambito. Une montée en puissance qui se heurte, toutefois, à un manque de place. " Les terrains à bâtir se font de plus en plus rares, poursuit le courtier. Pour preuve, sur quelque 250 biens en portefeuille, nous avons un seul terrain à vendre ! "Pour trouver la perle rare, il faut, par conséquent, s'éloigner. " Sur Mons même, les promoteurs sont plutôt adeptes de la démolition-reconstruction, acquiesce Guy Pêtre, de l'agence ImmoTop. Plus loin, vers Binche, Le R£ulx ou dans le Borinage, il reste encore quelques terrains. " Lesquels rétrécissent à vue d'£il. " L'ère où l'on tablait sur des lotissements de 15 ou 20 ares est révolue ! s'exclame Aldo Zambito. Aujourd'hui, celui qui met la main sur 5 ou 7 ares est chanceux. " Sans surprise, le prix au mètre carré, lui, va grandissant. " Il faut compter de l'ordre de 100 à 110 euros du mètre carré pour les lots de moins de dix ares, et jusqu'à 120 euros du mètre carré pour ceux qui comptabilisent moins de cinq ares. " Et dire qu'il y a cinq ou six ans, on parlait de 60 à 80 euros le mètre carré ! A ce prix-là, rien d'étonnant à ce que les appartements gagnent... du terrain. " Il faut bien rentabiliser ces petites surfaces achetées à prix d'or, conclut le gérant d'Alpimmo. S'il est, toutefois, question de lotissements de maisons unifamiliales, les développeurs privilégieront les constructions jumelées, ou alors les très petites habitations. "De manière générale, les candidats acquéreurs plébiscitent les biens situés dans les communes " proches des grands axes routiers, d'une gare et/ou d'une école ", souligne Me Sylvain Bavier. Il en est ainsi de Jurbize, " huppée, en zone rurale, à 35 minutes de Bruxelles, et ce, même si elle souffre d'une petite diminution de prix cette année ", commente le notaire. Mais aussi de Soignies, Enghien - " qui a pris beaucoup de valeur en 2011 " - ou encore Braine-le-Comte - " même si celle-ci prend de plus en plus des airs de cité-dortoir ". Et Aldo Zambito d'ajouter Saint-Symphorien, Nimy (derrière le Royal Golf Club), le Chemin à Baraques, mais aussi, le centre-ville montois. " Toutes les jolies rues de Mons sont prisées, assure-t-il. Dès qu'un immeuble y est à vendre, on a des dizaines et des dizaines de visites prévues. "Si la région n'est pas, a priori, réputée pour ses biens d'exception, cela ne veut pas dire qu'elle n'en est pas pourvue. " Au-delà de la barre fatidique des 300 000 euros, on s'adresse généralement à un public privilégié ", estime Aldo Zambito. Qui est friand de belles villas quatre-façades, avec piscine et terrain de tennis, en périphérie de Mons. " J'en ai vendu une à 460 000 euros la semaine dernière. " Voire d'hôtels de maître intra-muros. Et de conclure que " jusqu'à 500 000 euros, ce genre de biens se vend relativement aisément ". Enfin, le quartier que tous désignent comme l'étoile montante de Mons est celui des Grands Prés. " En plus du centre commercial, un nouveau zoning verra le jour d'ici à la fin de l'année, et accueillera un Ikea dès 2015, insiste Guy Pêtre. Cela va créer de l'emploi et faire venir du monde. Un sérieux plus pour la ville. " " On compte pas mal de promotions d'immeubles à appartements dans les environs, renchérit Sylvain Bavier. Le développement des Grands Prés est tant économique qu'immobilier. "FRÉDÉRIQUE MASQUELIERLe loyer montois moyen est identique aux loyers bruxellois