Genève, son lac, ses banques, son théâtre d'ombres diplomatique... Sauf miracle, l'acte III des " pourparlers indirects " entre le régime de Damas et la nébuleuse rebelle, engagé ce 13 avril au bord du Léman, ne sortira pas de l'ornière le dialogue de sourds mis en scène par l'opiniâtre envoyé onusien Staffan de Mistura. D'autant que les émissaires de Bachar al-Assad n'y sont attendus que le surlendemain : cinq d'entre eux briguent le même jour au pays un siège de député à la faveur d'un scrutin parlementaire ubuesque, circonscrit aux régions sous contrôle, soit le quart du territoire national. Déjà, le round précédent, disputé entre le 14 et le 24 mars et censé dessiner les contours d'une très incertaine transition politique, avait buté sur un écueil récurrent : le sort réservé au dictateur alaouite. Cette nouvelle session, a prévenu le porte-parole du Haut Comité des négociations (HCN) de l'opposition coalisée, est " vouée à l'échec " si elle escamote un enjeu à ce point crucial.
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