L'équipe belge n'a pas fait dans le détail en phase finale de la Fed Cup, l'équivalent féminin de la Coupe Davis. Successivement contre l'Allemagne, l'Australie, l'Espagne et la Russie, Justine Henin et Kim Clijsters ont, à chaque fois, gagné leur simple, rendant inutile, et sans incidence sur la qualification, le résultat de la troisième et dernière rencontre de double. Au total: 11 victoires sur 12 matchs et, pour la première fois dans l'histoire du t...

L'équipe belge n'a pas fait dans le détail en phase finale de la Fed Cup, l'équivalent féminin de la Coupe Davis. Successivement contre l'Allemagne, l'Australie, l'Espagne et la Russie, Justine Henin et Kim Clijsters ont, à chaque fois, gagné leur simple, rendant inutile, et sans incidence sur la qualification, le résultat de la troisième et dernière rencontre de double. Au total: 11 victoires sur 12 matchs et, pour la première fois dans l'histoire du tennis belge, le succès dans une grande compétition internationale.Certes, toutes les performances doivent être relativisées. Les Américaines, détentrices du trophée, n'étaient pas présentes à Madrid, pas davantage que la Suisse de Martina Hingis. Or il s'agit précisément des seules adversaires devant lesquelles nos deux championnes éprouvent encore des difficultés à s'imposer. "Lindsay Davenport, Jennifer Capriati et les soeurs Venus et Serena Williams possèdent, en effet, la puissance et la capacité de rapidité d'échanges supérieures au service et au retour de service qui font encore défaut à nos compatriotes", estime Yvo Van Aken, le coach de l'équipe belge. A Martina Hingis, les records de précocité: en 1997, à peine âgée de 16 ans et 3 mois, la Suissesse triomphait à l'Australian Open et devenait, moins de trois mois plus tard, la première joueuse mondiale. Monica Seles, Steffi Graf ainsi que, parmi la génération actuelle, Serena Williams, victorieuse à Flushing Meadow à l'âge de 18 ans, et Venus Williams, championne de Wimbledon, à 19 ans, ont suivi un parcours semblable à celui de la Suissesse. Cette évocation montre que, sans doute moins précoces, Kim Clijsters, 18 ans, et Justine Henin, 19 ans, respectivement finalistes cette année à Roland-Garros et à Wimbledon, restent toutefois parfaitement dans le coup. Alors, quelle marge de progression encore ? Un sondage effectué sur le site de la WTA (World Tennis Association), au printemps dernier accordait aux deux joueuses belges, nominées parmi quelques autres jeunes championnes, la plus grande marge de progression potentielle. Kim Clijsters obtenait les plus grandes faveurs, devant Justine Henin, la Croate Mirjana Lucic, l'Américaine Alexandra Stevenson, etc. Aujourd'hui, le tennis belge peut, en tout cas, franchement rêver d'un prochain succès en tournoi du grand chelem.E.C.