"Ces accompagnateurs passionnés encadrent et soutiennent un groupe de marcheurs, explique Floor Devriendt (Wandelsport Vlaanderen). Celles qui souffrent ou ont souffert d'un cancer du sein sont souvent confrontées à des difficultés physiques et psychologiques ; se promener semble y remédier efficacement! En plus d'améliorer la condition physique et la force musculaire, la marche a aussi un effet bénéfique sur la fatigue - si fréquente dans ce groupe de malades - et même sur la qualité du sommeil et la santé mentale. On observe par ...

"Ces accompagnateurs passionnés encadrent et soutiennent un groupe de marcheurs, explique Floor Devriendt (Wandelsport Vlaanderen). Celles qui souffrent ou ont souffert d'un cancer du sein sont souvent confrontées à des difficultés physiques et psychologiques ; se promener semble y remédier efficacement! En plus d'améliorer la condition physique et la force musculaire, la marche a aussi un effet bénéfique sur la fatigue - si fréquente dans ce groupe de malades - et même sur la qualité du sommeil et la santé mentale. On observe par exemple que ces promenades en groupe donnent de l'énergie et soulagent l'anxiété. La qualité de vie au sens plus large y gagne!" Le premier pas est souvent le plus difficile, en particulier chez les femmes qui se remettent d'un cancer du sein. "Le coach motive celles qui ont envie de se lancer, et tisse des liens entre elles. Au cours des promenades, il encadre le groupe en veillant à une bonne ambiance, mais aussi parfois en offrant une oreille attentive à celles qui en ont besoin." La formation d'une journée enseigne non seulement les premiers secours, mais aussi à se promener en toute sécurité et à trouver des jeux ou exercices à faire en cours de route. An Suys y a participé et anime aujourd'hui un club de promenade qui est progressivement passé de 2 à 16 membres. "Nous nous retrouvons tous les lundis à 20 h à Galmaarden, explique-t-elle. La séance commence par un kilomètre d'échauffement sur la piste de marche nordique, suivi d'une balade de 5 à 7 kilomètres." "En 2019, j'arrivais à peine à marcher 3 km d'une traite, se souvient An. Deux amies m'ont convaincue d'aller marcher avec elles. Il est possible de faire beaucoup quand on y croit et qu'on s'accroche. Petit à petit, notre club est devenu essentiel dans ma vie. J'adore me promener, cela me donne de l'énergie et m'aide à rester en bonne santé." "Lorsque j'ai vu passer l'appel à participer à la formation, je n'ai pas hésité: c'était l'occasion rêvée d'officialiser notre groupe! Pouvoir aujourd'hui donner un petit coup de pouce à d'autres candidats marcheurs m'apporte beaucoup de satisfaction. C'est souvent l'angoisse qui les retient. Au départ, moi aussi j'avais peur de déraper sur les sentiers non asphaltés... mais un bon accompagnement ouvre une foule de possibilités." "En tant que coach, j'emmène toujours une trousse de secours et une carte imprimée sur papier. En chemin, on rigole beaucoup, mais il y a aussi une place pour le chagrin. L'année dernière, le cancer a fauché un membre du club. En son honneur, nous avons participé à l'édition d'hiver de la Dodentocht (marche des défunts) en l'étalant sur trois mois. Cela nous a aidé à faire notre deuil."