Le VlaamsProgressieven, mini-parti de Bert Anciaux, a décidé de briser le cartel formé avec le SP.A et de suivre sa propre voie. Un suicide politique, puisque les sondages leur accordent à peine 0,2 % des intentions des votes. Les partis ne font pas faillite, ne fusionnent pas et n'entrent pas en liquidation, à l'instar d'entreprises ; ils constituent des " réservoirs " de batailles gagnées et perdues, de souvenirs, de rancunes et de pactes scellés par le sang. Ce sont des corps organique...

Le VlaamsProgressieven, mini-parti de Bert Anciaux, a décidé de briser le cartel formé avec le SP.A et de suivre sa propre voie. Un suicide politique, puisque les sondages leur accordent à peine 0,2 % des intentions des votes. Les partis ne font pas faillite, ne fusionnent pas et n'entrent pas en liquidation, à l'instar d'entreprises ; ils constituent des " réservoirs " de batailles gagnées et perdues, de souvenirs, de rancunes et de pactes scellés par le sang. Ce sont des corps organiques, et il en faut beaucoup pour qu'ils en viennent à se saborder. La crise a beau être à son paroxysme chez les VlaamsProgressieven, peu nombreux sont ceux qui, Rue de la Loi, rient sous cape. En effet, à l'exception notoire de la Lijst Dedecker, tous les partis sont en proie à un état de dépression collective. La N-VA pleure le cartel qu'elle formait avec le CD&V, craint de ne pas atteindre le seuil électoral des 5 % et sait qu'elle ne pèse plus sur les affaires du pays. Influer sur les événements est autrement plus captivant que de prêcher dans le désert. Le CD&V, lui, a perdu son dopant électoral et se retrouve dans le peloton des partis à " plus ou moins 20 % des voix ". Le gouvernement d'Yves Leterme n'avance pas d'un pouce malgré les vaillants efforts du Premier ministre pour se profiler, à la faveur de la crise bancaire, en sauveur de la patrie. Il est clair qu'une victoire comparable à celle remportée aux dernières élections est loin d'être acquise. A l'Open VLD, on panse ses plaies, après que les ministres Dewael et De Gucht, et Noël Slangen, directeur politique du parti, ont subi de vives critiques. Les libéraux détestent le gouvernement auquel ils participent ; ils ne parviennent pas à y marquer des points et font tout pour empêcher les autres d'en gagner. Mais ils sont également conscients qu'ils ne peuvent quitter le navire, sous peine, par ces temps difficiles, d'être accusés de désertion. Face au gouvernement le plus faible qu'ait connu le pays depuis des décennies, l'opposition, quant à elle, ne parvient pas à décoller. Au SP.A, l'alternance des générations n'est pas encore achevée. Les socialistes sont, en outre, pris en tenailles entre leur participation au pouvoir en Flandre et leur présence sur les bancs de l'opposition au Parlement fédéral. Groen ! attend désespérément qu'émergent des leaders capables d'assurer la relève après Mieke Vogels. Et le Vlaams Belang, déchiré par des luttes de clans, est confronté à des sondages désastreux. Hormis Jean-Marie Dedecker, nul ne va au boulot, Rue de la Loi, en chantant.