Si l'impact mental du confinement a été important pour les personnes vulnérables sur le plan psychique, il l'a été encore davantage pour les personnes sans troubles psychiques. C'est ce que montrent diverses enquêtes belges et étrangères. Sentiments d'anxiété, dépression et solitude ont augmenté considérablement, tandis que le repos contraint a plutôt fait du bien aux personnes atteintes de troubles psychiatriques, surtout pendant le premier confinement. Télé-Accueil a enregistré durant les...

Si l'impact mental du confinement a été important pour les personnes vulnérables sur le plan psychique, il l'a été encore davantage pour les personnes sans troubles psychiques. C'est ce que montrent diverses enquêtes belges et étrangères. Sentiments d'anxiété, dépression et solitude ont augmenté considérablement, tandis que le repos contraint a plutôt fait du bien aux personnes atteintes de troubles psychiatriques, surtout pendant le premier confinement. Télé-Accueil a enregistré durant les 2e et 3e vagues une forte augmentation du nombre de jeunes faisant état de problèmes psychiques, de solitude et de pensées suicidaires. Les étudiants ont été fort éprouvés et l'insécurité économique a également généré beaucoup de stress parmi la population active. Beaucoup ont dépassé leurs limites, avec à la clé parfois des explosions de violence dans des situations de confinement familial. Partenaires et enfants ont reçu des coups. Les services de police ont reçu plus de signalements de maltraitance de personnes âgées, en particulier des personnes dépendantes. Le respect ou non des règles ainsi que la croyance dans des théories complotistes ont créé des dissensions dans les familles. Bref, la pandémie a laissé des traces en chacun de nous. Nous avons redécouvert la Belgique dans nos nouvelles chaussures de marche ou sur notre vélo électrique. Le week-end, une bonne partie de nos concitoyens a pris l'air dans la nature, les bois et les parcs. Tout le monde n'a cependant pas suivi le mouvement: beaucoup d'autres sont restés assis dans leur fauteuil, vautrés devant la télé, sauf pour se procurer de l'alcool et des chips. Le poids moyen a augmenté de quelques kilos. Kilos qui résultent aussi du télétravail: les télétravailleurs ont bougé moins, passant d'une réunion virtuelle à une visioconférence, vissés à leur chaise de bureau. Le télétravail a provoqué un pic de maux de nuque et de dos, obligeant les kinésithérapeutes à accumuler les heures supplémentaires. Le télétravail a cependant boosté la vente de matériel de bureau ergonomique. Par ailleurs, nous n'avons pas travaillé moins, mais plus! Les cas de burn-out ont grimpé en flèche. Le stress, les kilos en plus, la sédentarité et l'isolement social n'ont pas fini de nous impacter. D'une manière ou d'une autre, nous sommes tous marqués par cette crise sanitaire dont nous tentons de nous remettre. Dans ce dossier, nous évoquons les principales conséquences de cette crise sanitaire sur la santé.