Partons du principe que les spécialistes en chirurgie bariatrique et autres professionnels des soins impliqués dans l'accompagnement des personnes qui se font opérer en raison d'une obésité morbide font tout ce qui est en leur pouvoir pour satisfaire leurs patients et leur assurer un accompagnement optimal. En plus de réduire le poids, cette chirurgie de l'obésité permet aussi d'améliorer la santé : moins de kilos superflus abaisse le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d'autres pathologies comme le diabète de type 2.
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Partons du principe que les spécialistes en chirurgie bariatrique et autres professionnels des soins impliqués dans l'accompagnement des personnes qui se font opérer en raison d'une obésité morbide font tout ce qui est en leur pouvoir pour satisfaire leurs patients et leur assurer un accompagnement optimal. En plus de réduire le poids, cette chirurgie de l'obésité permet aussi d'améliorer la santé : moins de kilos superflus abaisse le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d'autres pathologies comme le diabète de type 2. Avant de sauter le pas, il importe toutefois d'avoir bien conscience que l'opération n'est qu'un point de départ : elle imposera ensuite une modification radicale du mode de vie. Les patients devront donc s'astreindre après l'intervention à des mesures qu'ils ne parvenaient pas à maintenir avant, et qui ont mené vraisemblablement à leur surpoids. Heureusement, la perte rapide de plusieurs dizaines de kilos booste souvent leur motivation. Ils devront notamment respecter des recommandations diététiques strictes car, selon le type d'intervention, ils risquent de présenter des carences en vitamines, des problèmes de diarrhée et même une malnutrition. Il sera aussi plus difficile pour eux de manger de gros repas. L'exercice physique aussi sera un must pour retrouver puis garder la forme. Un autre point à ne pas perdre de vue concerne la sensibilité accrue à l'alcool après l'intervention, en particulier après une dérivation gastrique. En éliminant une partie de l'estomac, l'alcool déshydrogénase, l'enzyme qui dégrade normalement l'alcool dans l'estomac, est désactivée. De ce fait, l'alcool est davantage absorbé dans le sang et l'ébriété survient plus vite, au point que de nombreux patients se sentent déjà pompettes après un verre et que certains sont complètement saouls après deux ! C'est aussi pour cela qu'une consommation d'alcool excessive (plus de 10 unités par semaine) constitue une contre-indication à une intervention bariatrique... même si on s'y arrête malheureusement trop peu. On conseille certes aux personnes qui subissent une chirurgie de l'obésité de réduire fortement leur consommation d'alcool, voire d'y renoncer, mais l'expérience nous apprend que dans 8 cas sur 10, elles n'y parviennent pas. Cette sensibilité accrue à l'alcool accroît malheureusement aussi le risque de dépendance, et un nombre interpelant de personnes admises dans une une clinique de désintoxication alcoolique a subi un jour une opération bariatrique. Le tabagisme aussi tend à s'aggraver après chirurgie de l'obésité, un autre indice que la vie après l'intervention représente un défi conséquent et qu'il vaut mieux en être conscient avant de se lancer, car aucun retour en arrière n'est possible...