Pour un non-initié, le monde des investissements peut paraître assez mystérieux. Les fiches produits ci-avant vous ont permis de faire mieux connaissance avec les actions, les obligations, les fonds... Reste à savoir à qui faire confiance pour investir concrètement!
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Pour un non-initié, le monde des investissements peut paraître assez mystérieux. Les fiches produits ci-avant vous ont permis de faire mieux connaissance avec les actions, les obligations, les fonds... Reste à savoir à qui faire confiance pour investir concrètement! Le secteur financier est soumis à une imposante réglementation, souvent basée sur des textes européens comme les directives dites MiFID (directives européennes sur les marchés d'instruments financiers). Cette réglementation vise notamment à vous assurer un degré de protection suffisant quand vous achetez, par exemple, des produits d'investissement auprès d'une banque. L'établissement doit ainsi s'assurer que les titres ou les autres produits et services financiers qu'il vous propose vous conviennent. Les émetteurs de titres, telle une entreprise vendant ses actions en Bourse, doivent aussi respecter différentes obligations, tout particulièrement en matière de communication d'informations. En Belgique, l'Autorité des services et marchés financiers (FSMA) joue à la fois le rôle de gendarme boursier vis-à-vis des émetteurs de titres et de superviseur des intermédiaires financiers. Elle s'assure du respect de la réglementation ainsi que d'un certain nombre de règles de conduite afin que le consommateur soit traité de manière correcte et équitable. "La FSMA oeuvre pour le fonctionnement juste et ordonné des marchés financiers" explique Mathieu Saudoyer, porte-parole adjoint de la FSMA. "Elle s'assure, notamment par le biais d'inspections sur place, que les acteurs financiers fournissent des services d'investissement adéquats, dans l'intérêt des consommateurs. Parallèlement, dans le cadre de sa mission d'éducation financière du public belge, la FSMA a mis en place, depuis plusieurs années, un programme d'éducation financière appelé Wikifin. Celui-ci est basé sur trois piliers: ? le site web www.wikifin.be qui offre des informations indépendantes, fiables et pratiques pour répondre à vos questions d'argent ; ? la collaboration avec le monde de l'enseignement qui vise aussi bien l'aide des réseaux éducatifs dans la façon d'aborder l'éducation financière que la consommation responsable à l'école ; ? le Wikifin Lab, un centre d'éducation financière interactif et numérique unique au monde dans lequel les visiteurs expérimentent diverses situations financières de la vie quotidienne." Sur le site web du programme Wikifin de la FSMA, vous pourrez notamment trouver une " Checklist - Investir ". Celle-ci représente un outil intéressant pour prendre des décisions d'investissement réfléchies. Nous en avons parcouru les principaux éléments avec Mathieu Saudoyer. Obligation légale pour les intermédiaires financiers, le profil d'investisseur vise à déterminer votre horizon et vos objectifs d'investissement ainsi que vos connaissances. Ces trois éléments sont cruciaux pour déterminer le type d'investissement qui vous convient. En effet, les produits plus risqués exigent un horizon plus long. Vos objectifs déterminent si vous voulez maximiser la protection (par exemple, une épargne destinée à payer les études des enfants) ou le rendement (par exemple, accumuler un capital en vue de votre pension dans 20 ans). Enfin, vos connaissances regroupent tous les paramètres plus personnels comme votre expérience, votre propre tolérance à la volatilité de la valeur de vos investissements... Inutile en effet de vous embarquer dans des placements plus volatils (et potentiellement plus rentables) si vous êtes pris de panique à chaque rechute. Contrairement aux produits d'épargne (livrets, comptes à vue, comptes à terme) qui bénéficient d'une garantie publique à concurrence de 100.000 euros par personne et par banque, les produits d'investissement comportent davantage de risques. Les fiches produits ci-avant vous permettront de vous familiariser avec les risques inhérents à chaque type de produit. Si les produits d'un même type partagent des traits communs, ils ne sont pas tous identiques. Même deux fonds en actions peuvent s'avérer très différents selon qu'ils investissent dans de grandes entreprises de secteurs stables ou des start-ups devant encore faire leurs preuves. Plusieurs documents, dont la fiche produit et les documents d'informations clés (KIID), vous permettent de mieux identifier le risque du produit. Vous y retrouverez souvent le positionnement du produit sur une échelle de risques (comptant 5, 6 ou 7 niveaux en fonction des banques). Votre banque ou conseiller est-il fiable? Dispose-t-il d'un agrément valable? Vous pouvez le vérifier en utilisant le moteur de recherche sur les sites de la FSMA (fsma.be) ou de la Banque nationale (nbb.be). Dans tous les cas, méfiez-vous des offres en ligne et par téléphone et consultez la liste des mises en garde de la FSMA: https://www.fsma.be/fr/warnings " Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures ", la formule est archi connue mais demeure essentielle. Le contexte économique changeant est notamment déterminant pour nombre d'investissements. L'étape la plus simple est évidemment d'en suivre la valeur mais assurez-vous aussi régulièrement que le produit correspond toujours à vos besoins. Comparez-le aussi à l'offre existante. Votre fonds en actions est-il bien géré? La société Morningstar (www.morningstar.be), notamment, offre une évaluation indépendante des fonds. Par exemple, le produit est-il devenu moins intéressant en raison de la fiscalité ou de l'apparition de nouveaux produits aussi performants avec des frais moins élevés (comme les ETF par rapport aux fonds classiques)? Globalement, n'investissez que l'argent dont vous n'avez pas besoin à brève échéance. Tout investissement est soumis à différents risques qui peuvent vous contraindre de vendre à perte si vous avez urgemment besoin de liquidités pour rembourser un prêt ou faire face à une dépense imprévue. À ce titre, on considère généralement qu'il est nécessaire de se constituer une épargne de précaution équivalente à 6 mois de salaire avant de commencer à investir.