Depuis le 23 juillet, Mobistar expérimente la technologie 4G à Anvers. Avantage de la quatrième génération de téléphonie mobile ? Les données circulent dix fois plus vite qu'avec la 3G actuelle. Résultat : le surf et les téléchargements sont aussi rapides qu'avec une connexion filaire classique. En outre, la fluidité des signaux permet de regarder la télévision ou des vidéos dans de bonnes conditions, reléguant les images saccadées au passé. " Le délai de réaction est également plus court, souligne Laurent De Hauwere, responsable " mobile " chez Mobistar. Ce qui signifie que si vous faites une recherche sur Google, par exemple, la réponse vous parvient plus rapidement. "
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Depuis le 23 juillet, Mobistar expérimente la technologie 4G à Anvers. Avantage de la quatrième génération de téléphonie mobile ? Les données circulent dix fois plus vite qu'avec la 3G actuelle. Résultat : le surf et les téléchargements sont aussi rapides qu'avec une connexion filaire classique. En outre, la fluidité des signaux permet de regarder la télévision ou des vidéos dans de bonnes conditions, reléguant les images saccadées au passé. " Le délai de réaction est également plus court, souligne Laurent De Hauwere, responsable " mobile " chez Mobistar. Ce qui signifie que si vous faites une recherche sur Google, par exemple, la réponse vous parvient plus rapidement. "En Belgique, les premières expériences ont démarré en juin 2011. Depuis un an, des clients professionnels de Belgacom/Proximus utilisent ce système grâce à un adaptateur branché sur leur ordinateur portable. Parmi eux, la clinique universitaire de Bruxelles (UZ Brussel) qui l'a testé en conditions réelles : depuis l'hôpital, un médecin a pu examiner un patient qui se trouvait dans une ambulance circulant à Haasrode. De quoi gagner un temps précieux, voire guider les secouristes en cas d'intervention urgente à effectuer. A Anvers, Mobistar expérimente son réseau 4G avec la police locale : en cas d'événement, une caméra montée sur le toit d'un combi peut envoyer des images au dispatching, permettant aux autorités d'évaluer la situation et de prendre les mesures nécessaires. " Les images pourront aussi être utilisées comme preuve pour identifier des suspects ", précise le commissaire Luc De Kock. La télévision régionale ATV prévoit pour sa part d'utiliser la 4G pour transmettre plus rapidement des reportages vers ses studios. Derrière ces deux géants du mobile se profile un opérateur plus discret : Clearwire. Fournisseur d'accès à Internet à Bruxelles et dans cinq villes flamandes, il ouvrira son réseau 4G avant la fin de l'année. Son patron, Max Heilbron, assimile la quatrième génération de téléphonie mobile à une révolution qui touchera des domaines encore insoupçonnés. Et de citer celui de l'automobile : " Un jour, nos voitures seront en liaison avec les garagistes qui seront alertés dès qu'une défaillance ou l'usure d'une pièce nécessitera une intervention. "Cet enthousiasme unanime risque pourtant d'être douché par les réglementations relatives à la puissance de rayonnement des antennes. Régionalisation oblige, les seuils maxima diffèrent selon les endroits. Et, s'ils ne posent pas de problème pour le déploiement de la 4G en Wallonie et en Flandre, ils risquent d'en créer à Bruxelles : " Les limitations imposées dans la capitale sont beaucoup plus sévères qu'ailleurs, indique le porte-parole de Belgacom/Proximus, Haroun Fenaux. A tel point que nous avons déjà des difficultés pour assurer nos services en GSM et 3G. Difficile, dans ces conditions, d'espérer y lancer une nouvelle technologie. " Même son de cloche chez Mobistar et Base qui démarrera bientôt ses tests dans deux villes du nord du pays. (Base dont la maison mère néerlandaise KPN a par ailleurs confirmé mardi la mise en vente.) Si ces trois opérateurs restent incertains quant à leur présence à Bruxelles, le nouveau venu est plus serein : Clearwire ne propose aucun service de GSM ou de 3G. Conséquence ? Il pourra affecter à la 4G la totalité des capacités qui lui seront dévolues. Ce qui lui permet d'ailleurs de faire des tests dans la capitale depuis un an. Reste que Belgacom espère qu'une solution sera vite trouvée : " Il serait inimaginable que Bruxelles soit la seule ville de Belgique où nous ne puissions pas proposer d'Internet mobile à très haut débit. " Une crainte balayée par la ministre régionale de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo) : " Nous trouverons une solution équilibrée, surtout si les permis d'urbanisme pour de nouvelles antennes sont octroyés à temps. Aucune donnée chiffrée ne confirme que les limitations de puissance empêcheraient le déploiement de la 4G. Les opérateurs tenaient déjà le même discours pour la 2G et la 3G. "Même si l'inconnue demeure quant à leurs zones de couverture, Belgacom/Proximus et Clearwire commercialiseront leurs services 4G avant la fin de l'année, tandis que Mobistar et Base suivront l'an prochain. Reste à connaître les intentions du groupe chinois Datang, autre détenteur d'une licence de téléphonie mobile de quatrième génération. Le fait qu'il l'ait décrochée par l'intermédiaire de Max Heilbron, désormais patron de Clearwire, donne-t-il un indice ? LAURENT HOVINE