Il est parti comme il est venu et a laissé le parti comme il a rendu son bureau : sans l'avoir dérangé. Lundi 18 février, à 14 heures à peine sonnées, au neuvième étage du grand building bleu de l'avenue de la Toison d'Or, à Bruxelles, Olivier Chastel a repris ses quelques bricoles, une ou deux postures, comme on dit à Charleroi, et quelques photos de famille, avec son épouse et ses jumeaux. Il n'a pas emporté, sur l'étagère, ce cliché où, tout sourire, il embrasse Charles Michel. A cette exception près, le Premier ministre, qui y a tenu quelques réunions dans la foulée, aura donc récupéré ses meubles présidentiels en pristin état. Comme il s'y attendait, mais pas si vite. Car la veille, lorsqu'ils s'étaient rencontrés autour de 17 heures pour un discret mais décisif tête-à-tête, Olivier Chastel l'a surpris. Pas en lui signifiant son inaltérable volonté de mener la liste MR pour l'élection européenne, mais en lui demandant de reprendre, dès le lendemain, la présidence du Mouvement réformateur.
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