Autour de la ferme de l'abbaye de Villers, les barrières de chantier protègent la zone où les fondations sont savamment inspectées. Alors oui, ce n'est encore le signe que de travaux préalables. Mais surtout, cela laisse augurer de vrais premiers travaux de restauration. Après de longues années d'attente, le chantier de la ferme de l'abbaye de Villers-la-Ville va enfin débuter au second semestre de cette année.
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Autour de la ferme de l'abbaye de Villers, les barrières de chantier protègent la zone où les fondations sont savamment inspectées. Alors oui, ce n'est encore le signe que de travaux préalables. Mais surtout, cela laisse augurer de vrais premiers travaux de restauration. Après de longues années d'attente, le chantier de la ferme de l'abbaye de Villers-la-Ville va enfin débuter au second semestre de cette année. "Les ruines de l'abbaye attirent chaque année quelque 35 000 visiteurs payants, ce qui en fait un pôle touristique incontournable en Région wallonne. Mais une tendance à la stagnation de cette fréquentation justifie des aménagements périphériques du site afin de développer son attractivité." Jacques Cornez, président de l'ASBL Abbaye de Villers, a utilisé cet argument choc pour défendre son dossier. Résultat, l'abbaye a été sélectionnée pour profiter d'une subvention des FEDER (Fonds européens de développement régional). Les subsides de 6,6 millions d'euros seront fournis à 60 % par la Région, et les 40 % restants par l'Europe. Cette enveloppe permettra précisément de développer l'activité touristique. Elle couvrira notamment les projets de développement sélectionnés en octobre dernier par le gouvernement wallon. A savoir, la restauration du moulin abbatial. Il constituera le point de départ de la visite des ruines de l'abbaye et de ses alentours et abritera une billetterie, une boutique ainsi qu'une salle d'accueil pour les visiteurs. Sans oublier la restauration de la buanderie et de la porte de la ferme. Une confrérie monastique (Les Hostieux Moines) compte aménager une mini-brasserie pédagogique. La réalisation d'une signalétique de cheminement composée de panneaux didactiques à travers tout le site et des accès et places de parking sont également programmés ; ainsi que la restauration et réaffectation de la ferme. La Région y installerait la division Nature et Forêts du Brabant wallon et le service archéologique. S'y ajouteraient le Crie (Centre régional d'initiation à l'environnement) et la Cordiante, association favorisant la rencontre entre jeunes, valides, handicapés et en difficulté. La ferme abriterait aussi un lieu d'hébergement. " Sans doute un hôtel prévu pour un public familial souhaitant découvrir la nature et le patrimoine ", précise Jacques Cornez. Aujourd'hui, le rapport de synthèse du projet est terminé. Il va permettre de finaliser le dossier de demande de certificat du patrimoine, document obligatoire pour une demande de permis en bonne et due forme. Reste également à définir le chemin d'accès au site, car cette question reste un point sensible, entre autres avec les riverains. L'opposition communale soutenait le réaménagement de l'ancien chemin des Moines, mais, en termes de mobilité, la jonction de cette voie à la route régionale paraît être un carrefour dangereux. Un refus par le conseil communal remet d'ailleurs en débat cette question. André Verlaine, inspecteur général à la gestion immobilière régionale, arrondit les angles : " Nous sommes ouverts à toute proposition techniquement correcte pour créer un accès sécurisé et confortable à l'abbaye. Ce choix ne bloque en rien l'évolution du dossier. "C.W.