Plus encore qu'en peinture ou en littérature, la simplicité est un enjeu fondamental en bande dessinée. Un Graal, que beaucoup convoitent et que très peu atteignent. Une inaccessible étoile. Un art en soi. Cet art-là - cette facilité à lire un Astérix, à en rire, à le relire, à trouver ça si juste, si fluide, et apparemment si facile - il aura fallu le talent conjugué, et donc encore plus rare, de deux individualités pionnières, uniques et naturelle­ment douées pour y parvenir et donner le la à tout un pan du neuvième art.

Albert Uderzo possédait un incroyable art du dessin, qui fusionnait déjà la ligne claire de l'école de Bruxelles et les "gros nez" de celle de Marcinelle ; la rigueur et la fantaisie : un dessin qui dit tout, tout en étant capable à lui seul de faire rire. Une vista graphique mise humblement au service de ses histoires et de ses lecteurs, qu'il n'aura jamais abandonnés tout au long de sa longue carrière.

René Goscinny, lui, a presque fait basculer à lui tout seul la bande dessinée dans une autre dimension. Un esprit et un art de la narration, des dialogues et du bon mot qui ont fait du "tout-public" un concept fondamental en bédé franco-belge. Avec Pilote pour vaisseau amiral et Astérix en capitaine, Goscinny a réussi le pari alors fou de mettre des albums pour enfants dans les mains des adultes. Ou des livres pour adultes dans les mains des enfants ? A bien les relire aujourd'hui, et à redécouvrir la manière dont ce duo gagnant était capable d'évoquer l'actua­lité, la politique et quelques grandes questions derrière les baffes et les menhirs, le premier public d'Astérix n'était peut-être pas celui qu'on croit.

Alors que l'aventure du petit Gaulois se poursuit aujourd'hui, près de soixante ans après sa création, et sans avoir rien perdu de ses fondamentaux, ce hors-série exceptionnel que Le Vif/L'Express lui consacre soulève le capot de cette formidable machinerie qu'est devenu ce mythe, au-delà de la série et de l'incroyable succès populaire. En retraçant son histoire, en la parcourant avec des auteurs directement concernés ou juste admiratifs, en s'accompagnant de nombreux documents et dessins inédits, nous tentons avec vous de capturer un peu de cette magie qui entoure tout art. Et, en l'espèce, l'art d'Astérix.

EN VENTE DÈS LE 13/10 + Les abonnés reçoivent un bon de réduction de -3 € avec Le Vif/L'Express du 13 octobre

Plus encore qu'en peinture ou en littérature, la simplicité est un enjeu fondamental en bande dessinée. Un Graal, que beaucoup convoitent et que très peu atteignent. Une inaccessible étoile. Un art en soi. Cet art-là - cette facilité à lire un Astérix, à en rire, à le relire, à trouver ça si juste, si fluide, et apparemment si facile - il aura fallu le talent conjugué, et donc encore plus rare, de deux individualités pionnières, uniques et naturelle­ment douées pour y parvenir et donner le la à tout un pan du neuvième art.Albert Uderzo possédait un incroyable art du dessin, qui fusionnait déjà la ligne claire de l'école de Bruxelles et les "gros nez" de celle de Marcinelle ; la rigueur et la fantaisie : un dessin qui dit tout, tout en étant capable à lui seul de faire rire. Une vista graphique mise humblement au service de ses histoires et de ses lecteurs, qu'il n'aura jamais abandonnés tout au long de sa longue carrière.René Goscinny, lui, a presque fait basculer à lui tout seul la bande dessinée dans une autre dimension. Un esprit et un art de la narration, des dialogues et du bon mot qui ont fait du "tout-public" un concept fondamental en bédé franco-belge. Avec Pilote pour vaisseau amiral et Astérix en capitaine, Goscinny a réussi le pari alors fou de mettre des albums pour enfants dans les mains des adultes. Ou des livres pour adultes dans les mains des enfants ? A bien les relire aujourd'hui, et à redécouvrir la manière dont ce duo gagnant était capable d'évoquer l'actua­lité, la politique et quelques grandes questions derrière les baffes et les menhirs, le premier public d'Astérix n'était peut-être pas celui qu'on croit.Alors que l'aventure du petit Gaulois se poursuit aujourd'hui, près de soixante ans après sa création, et sans avoir rien perdu de ses fondamentaux, ce hors-série exceptionnel que Le Vif/L'Express lui consacre soulève le capot de cette formidable machinerie qu'est devenu ce mythe, au-delà de la série et de l'incroyable succès populaire. En retraçant son histoire, en la parcourant avec des auteurs directement concernés ou juste admiratifs, en s'accompagnant de nombreux documents et dessins inédits, nous tentons avec vous de capturer un peu de cette magie qui entoure tout art. Et, en l'espèce, l'art d'Astérix.