Et soudain, votre arrière-arrière-grand-mère vous sourit ou, à l'inverse, vous fusille du regard. Comme un certain Victor Hugo, Arthur Rimbaud, Abraham Lincoln, Alexandre Dumas, Charles Dickens ou Frédéric Chopin. D'un simple clic, ils sourient aussi, clignent des yeux ou hochent la tête comme s'ils ...

Et soudain, votre arrière-arrière-grand-mère vous sourit ou, à l'inverse, vous fusille du regard. Comme un certain Victor Hugo, Arthur Rimbaud, Abraham Lincoln, Alexandre Dumas, Charles Dickens ou Frédéric Chopin. D'un simple clic, ils sourient aussi, clignent des yeux ou hochent la tête comme s'ils étaient encore en vie, alors qu'ils sont décédés avant l'avènement du film. Le résultat n'est pas parfaitement naturel mais l'émotion envahit, déroute, terrifie le spectateur. Ces clichés animés sont créés grâce à Deep Nostalgia, un logiciel reposant sur l'intelligence artificielle proposé par la plateforme de généalogie MyHeritage, une entreprise qui commercialise des kits spécialisés d'analyse du génome. Depuis quelques jours, l'application fait un carton sur les réseaux sociaux. Et si ça plaît autant, c'est parce que c'est une histoire de méninges. De fait, que se passe-t-il dans le cerveau, quand bien même on sait que ce que l'on regarde n'est pas tout à fait vrai, mais presque réel? Le cerveau traite différemment les personnes, en mouvement, et les objets inanimés. Durant des années, il a appris à les analyser. Voir ces objets, d'autant plus s'il s'agit d'humains, de proches, subitement s'éveiller trouble, perturbe le système visuel, qui fonctionne alors à la traîne, les zones du cerveau qui aiment et qui craignent s'opposant. D'où la mise en garde de l'entreprise: "Certaines personnes considèrent la fonctionnalité magique, tandis que d'autres la trouvent effrayante et déplaisante."