Les commanditaires de ce projet vivent à la campagne mais ils rêvaient de posséder un pied-à-terre à Bruxelles. Ce rêve s'est réalisé lorsqu'ils ont déniché ce rez-de-chaussée dans un immeuble à appartements datant de 1958, dans le quartier de la place Stéphanie. L'intérieur était en piteux état et la conception des lieux totalement dépassée. Le nouvel agencement est découpé en forme de croix, un principe classique qui fonctionne encore et toujours. En partant de cette croix, le bureau d'architecture est parvenu ...

Les commanditaires de ce projet vivent à la campagne mais ils rêvaient de posséder un pied-à-terre à Bruxelles. Ce rêve s'est réalisé lorsqu'ils ont déniché ce rez-de-chaussée dans un immeuble à appartements datant de 1958, dans le quartier de la place Stéphanie. L'intérieur était en piteux état et la conception des lieux totalement dépassée. Le nouvel agencement est découpé en forme de croix, un principe classique qui fonctionne encore et toujours. En partant de cette croix, le bureau d'architecture est parvenu à redistribuer les espaces de manière fonctionnelle. L'espace sommeil a été intégré au plan de manière judicieuse. C'est un volume dans un volume, qui subdivise l'espace restant en séjour et cuisine. Le studio se trouve au rez-de-chaussée et donne sur un jardin légèrement en pente, tel qu'on en rencontre encore fréquemment dans la région bruxelloise. " Le jardin constitue un élément important dans ce concept ", confirme Matthieu. Les énormes troncs d'arbres qui poussent un peu de travers évoquent le symbolisme de Léon Spilliaert. Le jardin a été intégré au projet pour agrandir l'espace et se veut aussi un lieu de ressourcement pour l'esprit. Cuisine et séjour communiquent sans heurts et jouissent de la vue luxuriante vers ce paradis secret. Les architectes ont non seulement créé de l'espace, mais aussi une luminosité abondante, l'un des critères de base. Ainsi, côté jardin, les vieux murs, les fenêtres et l'incontournable porte plantée au beau milieu ont été rasés. En lieu et place, ils ont posé une grande baie vitrée sertie dans un encadrement d'acier, aux lignes effilées. L'acier convient parfaitement à l'atmosphère du studio et se veut en même temps un clin d'£il à l'architecture des années 1950. Les portes-fenêtres à double vitrage ont donc réuni le séjour et le jardin. La nouvelle terrasse en béton, avec éclairage intégré, a également contribué à remettre l'ancien habitat au goût du jour. Le studio est désormais un havre de paix et de détente. A l'instar des matériaux utilisés, l'éclairage de ce studio se veut des plus sobres et se limite à quelques spots. Les architectes voulaient à tout prix éviter le moindre chaos visuel. C'est aussi la raison pour laquelle tout le studio a été peint en blanc. " J'avais pensé peindre l'espace sommeil en rouge, raconte Matthieu Meunier, mais c'est une couleur peu reposante ; en outre, elle définirait l'espace de manière trop rigoureuse. Le blanc produit un sentiment d'espace et de luminosité. "Architecte : Atelier d'Architecture Meunier-Westrade - Matthieu Meunier et Jean-François Westrade. Philip Willaert