A moins de deux mois des élections législatives du 3 mars, l'horizon de la formation d'un gouvernement ne s'éclaircit pas vraiment en Italie. Les sondages annoncent une bataille féroce entre trois forces de poids à peu près égal. L'alliance de droite autour de Forza Italia de l'ancien président du conseil Silvio Berlusconi arriverait ...

A moins de deux mois des élections législatives du 3 mars, l'horizon de la formation d'un gouvernement ne s'éclaircit pas vraiment en Italie. Les sondages annoncent une bataille féroce entre trois forces de poids à peu près égal. L'alliance de droite autour de Forza Italia de l'ancien président du conseil Silvio Berlusconi arriverait en tête avec 35 %, suivie du Mouvement 5 étoiles du populiste Beppe Grillo et du Parti démocrate du Premier ministre sortant Paolo Gentiloni, crédité de 25 %. Comme il faut qu'un seul parti recueille quelque 40 % des voix pour obtenir la majorité en sièges à la Chambre en vertu du système électoral, l'issue du scrutin laisse augurer la nécessité d'une coalition. Si sa deuxième place était confirmée, le Mouvement 5 étoiles se profilerait donc comme un imprévisible " faiseur de roi ". Dans cette perspective, les modalités du rassemblement de droite entre Forza Italia, la Ligue du Nord de Matteo Salvini et Fratelli d'Italia, petite formation inspirée de feue l'Alliance nationale et du très extrémiste Mouvement social italien, pouvaient s'avérer cruciales. Au terme d'un accord paraphé le dimanche 7 janvier, Silvio Berlusconi a au moins obtenu de ses partenaires la possibilité d'une ouverture à des candidats du centre, déçus de l'expérience de Matteo Renzi, le démocrate réformateur, à la tête du gouvernement de 2014 à 2016. De quoi, peut-être, apaiser en partie les réticences de Beppe Grillo à gouverner avec la droite. Même si l'attelage Forza Italia, Ligue du Nord et Fratelli d'Italia recèle en lui-même un fort pouvoir d'autodestruction tant les positions de ses composantes sur certains thèmes, l'euro notamment, sont éloignées.