Une enquête judiciaire avant, peut-être à un niveau politique, une commission d'enquête indépendante: les Israéliens aspirent à comprendre comment la fête religieuse du Lag Ba'omer a pu se transformer en bousculade au co...

Une enquête judiciaire avant, peut-être à un niveau politique, une commission d'enquête indépendante: les Israéliens aspirent à comprendre comment la fête religieuse du Lag Ba'omer a pu se transformer en bousculade au cours de laquelle 45 pèlerins sont morts écrasés par la foule dans un passage étroit du site, le vendredi 30 avril, près du mont Méron au nord du pays. La sécurité du rassemblement juif orthodoxe était, semble-t-il, partagée entre les autorités locales, les groupes religieux et la police. En charge de celle-ci, le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana, du parti de droite (Likoud) du Premier ministre Nétanyahou, a dit vouloir assumer sa responsabilité tout en précisant que "la responsabilité ne signifie pas la culpabilité". Au-delà des dysfonctionnements auxquels l'organisation de la fête a donné lieu, se pose la question plus générale de la complaisance du gouvernement et des autorités à l'égard des juifs orthodoxes, force électorale de poids: en effet, 10 000 personnes devaient assister au Lag Ba'omer, mais en réalité, 100 000 auraient été en réalité présentes...