Le parcours mouvementé de ce stand-upper se joue sur trois continents, entre le Rwanda où il est né, la Belgique où il a grandi, et le Québec où il s'est formé au métier, à l'Ecole nationale de l'humour de Montréal. Son parcours hors norme sert de base à un premier spectacle, True Story. Mais Inno JP peut faire rire de tout. La preuve au TTO.
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Le parcours mouvementé de ce stand-upper se joue sur trois continents, entre le Rwanda où il est né, la Belgique où il a grandi, et le Québec où il s'est formé au métier, à l'Ecole nationale de l'humour de Montréal. Son parcours hors norme sert de base à un premier spectacle, True Story. Mais Inno JP peut faire rire de tout. La preuve au TTO. Vous avez été adopté à 14 mois par un couple homosexuel belge et, à 20 ans, vous vous êtes rendu au Rwanda pour retrouver une partie de votre famille. C'était un voyage nécessaire?Quand j'étais petit, j'étais fan de la série MacGyver et dans un épisode, il avait prononcé cette espèce de phrase définitive: "Pour savoir où on va, il faut savoir d'où on vient." J'avais le dossier d'adoption avec le nom de ma mère biologique et quand je suis sorti de rétho - de mes trois rhétos, parce que j'en ai fait trois -, j'ai pris une année sabbatique pour économiser et partir au Rwanda. Au départ, je voulais juste voir mon pays natal, parce que j'avais un espoir assez maigre de retrouver des gens, à cause du génocide. Et puis, je savais que j'étais né dans des circonstances particulières, hors mariage. J'ai eu de la chance, j'ai retrouvé une partie de ma famille biologique, avec qui je suis encore en contact aujourd'hui. L'humour a toujours été une vocation? J'ai toujours été intéressé par le théâtre et les arts du spectacle. C'est un pote, Dave Parcoeur, qui m'a parlé d'un stage de la Kings of Comedy Academy du Kings of Comedy Club: une sorte de Star Ac du rire, avec Alex Vizorek, Dan Gagnon, Christine Berrou... A la fin, on devait tous monter cinq minutes sur scène. Et ça s'est bien passé. Puis j'ai gagné le concours du Next Prince of Comedy, remporté l'année d'avant par Guillermo Guiz, et j'ai rencontré l'humoriste québécoise Rosalie Vaillancourt, qui m'a parlé de l'Ecole nationale de l'humour, à Montréal. J'ai été accepté et même si je n'ai pas été au bout des deux années, j'y ai appris l'essentiel: la rigueur, le travail, prendre l'humour au sérieux. Tout est vrai dans votre spectacle True Story? Oui, tout est vrai, mais tout est drôle!