Après l'introduction du chant en 1988, le concours Reine Elisabeth caressait l'idée d'introduire une quatrième discipline : le violoncelle. C'est chose faite cette année. " La reine Elisabeth entretenait une amitié avec Pablo Casals et une relation étroite avec André Navarra, le grand pédagogue du violoncelle : il y avait une certaine logique ", explique Nicolas Dernoncourt (photo), conseiller artistique du concours.
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Après l'introduction du chant en 1988, le concours Reine Elisabeth caressait l'idée d'introduire une quatrième discipline : le violoncelle. C'est chose faite cette année. " La reine Elisabeth entretenait une amitié avec Pablo Casals et une relation étroite avec André Navarra, le grand pédagogue du violoncelle : il y avait une certaine logique ", explique Nicolas Dernoncourt (photo), conseiller artistique du concours. Autre argument : la disparition des concours Rostropovitch et Casals, ainsi que des concours de Paris, alors même que les classes débordent de jeunes talents, notamment en France et en Allemagne. " Il y avait une demande forte. " Parallèlement, les salles de concert programment de plus en plus de violoncellistes solistes. Comme le concours est le trait d'union entre les conservatoires et les programmateurs, nous avions là un rôle à jouer. " C'est aussi pour des considérations pratiques et stratégiques qu'une quatrième discipline s'imposait : pour augmenter la valeur ajoutée auprès des sponsors, toujours plus difficiles à conquérir, pour nourrir la machine médiatique qui se met en branle chaque année à la même époque. Et aussi pour soulager l'organisation : " Car les salles, les jurés et les orchestres se réservent trois ans à l'avance. Il fallait donc s'y remettre tout de suite après la fin d'une édition. Ici, nous avons un petit sas pour la réflexion ", argumente encore Nicolas Dernoncourt. La marque Reine Elisabeth a en tout cas fonctionné à plein, avec 202 postulants au départ, dont 70 ont été sélectionnés pour le top départ du 8 mai. A peine moins que pour une session piano ou violon, les disciplines reines. Le jury international est également de premier plan et donne d'emblée toute sa légitimité à la nouvelle édition (on y compte notamment Truls Mork, Natalia Gutman, Frans Helmerson, Gary Hoffman, Pieter Wispelwey et Mischa Maisky). Pour le reste, rien ne change, ou à peine : le Bach à la demi-finale et non d'entrée de jeu, " pour lui donner toute l'importance qu'il occupe au violoncelle avec ses Suites ". Et pas de concertos de Mozart qui n'en a pas composés, mais des Boccherini et des Haydn, joués par l'Orchestre royal de chambre de Wallonie, dirigé par son chef, le pianiste Frank Braley, ancien lauréat. En finale, c'est le Brussels Philharmonic qui s'y colle, emmené par l'excellent chef français Stéphane Denève. Notons encore l'imposé des demi-finales, Chacun(e) sa Chaconne, commandé à la talentueuse compositrice flamande Annelies Van Parys. Et c'est parti ! Première épreuve : du 8 au 13 mai, à Flagey (à 15 et 20 heures). Demi-finale : du 15 au 20 mai, à Flagey (à 15 et 20 heures). Finale : du 29 mai au 3 juin, à Bozar (à 20 heures). En direct dès la demi-finale sur Musiq'3, Auvio et La Trois (en soirée). En direct partout pour la finale, également à suivre en Facebook Live. Nouveauté au casque : le son binaural enveloppant. www.cmireb.be et www.rtbf.be/reineelisabeth