Il est là ! Enfin presque. Encore à l'état de somptueuse maquette et de premières pierres posées en octobre 2016, le nouveau hall culturel polyvalent étalera à l'automne 2018 ses 10 000 m2 sur le site de l'ancienne sucrerie. Françoise Pigeolet, bourmestre faisant fonction en charge de la culture, en soupire d'aise car le projet a mis des décennies à se faire. Le complexe alignera une imposante salle de spectacles de 862 places assises (1 800 places debout), une salle de cinéma de 270 places, un espace public numérique et la nouvelle bibliothèque communale dans la nouvelle infrastructure vitaminée par un budget de...

Il est là ! Enfin presque. Encore à l'état de somptueuse maquette et de premières pierres posées en octobre 2016, le nouveau hall culturel polyvalent étalera à l'automne 2018 ses 10 000 m2 sur le site de l'ancienne sucrerie. Françoise Pigeolet, bourmestre faisant fonction en charge de la culture, en soupire d'aise car le projet a mis des décennies à se faire. Le complexe alignera une imposante salle de spectacles de 862 places assises (1 800 places debout), une salle de cinéma de 270 places, un espace public numérique et la nouvelle bibliothèque communale dans la nouvelle infrastructure vitaminée par un budget de 25 millions d'euros. Il faut bien cela pour que Wavre s'affirme comme " phare brabançon " de la culture ! " Nous allons rendre possible la programmation éclectique de spectacles de théâtre, de concerts, de ballets, d'opéras de grande envergure. Le rayonnement du hall ne concernera pas seulement les Wavriens mais tous les Brabançons. Et au-delà ", savoure la maïeure MR. Modulable, le joyau " polyvalent " accueillera aussi congrès, foires, conférences, événements institutionnels ou d'entreprises et s'inscrit dans le déploiement d'un pôle culturel et de loisirs plus vaste qu'enrichira une nouvelle piscine. La cité du Maca veut cependant veiller à ce que sa nouvelle " merveille " ne soit pas le baobab qui cache la forêt culturelle locale et lui ferait trop d'ombre. " J'ai fort à coeur de continuer à cultiver parallèlement au hall l'offre culturelle très diversifiée sur notre territoire. Voire d'y développer de nouveaux concepts ", affirme madame Culture. Par exemple, le château de l'Ermitage et ses serres, en cours de restauration, fourniront des espaces plus intimistes que le hall pour des expos, spectacles et concerts. La Ville vient aussi d'acquérir la propriété attenante au château en vue d'y installer, entre autres, le cercle d'archéologie et d'histoire. " Je porte aussi le projet d'un espace muséal moderne, vivant, interactif et pédagogique dédié au patrimoine trop méconnu de notre ville ", promet la responsable. Qui piaffe aussi de donner " une place plus importante aux arts plastiques. J'aimerais concrétiser une expo d'envergure consacrée à Serge Vandercam, peintre et sculpteur du groupe Cobra, mais aussi de réhabiliter la Statue de la liberté du sculpteur Charles Van Oemberg et offerte à la ville en 1859... Plus largement, j'estime que nous sommes trop timides quand il s'agit de ménager une présence des oeuvres d'art en ville, en rue. Si ce n'est ponctuellement comme lors de parcours de street art proposés lors de notre festival annuel pluridisciplinaire du Printemps des libertés ". Pour exaucer tous ses voeux culturels, il faudrait bien une baguette magique. La magie est d'ailleurs un chouchou de l'édile communale. A côté du festival annuel Macamagie, Françoise Pigeolet aimerait, dans les infrastructures du nouveau hall culturel, relancer un gala international de magie et de féerie avec de grands noms. Si le nouveau hall culturel, longtemps insaisissable, est enfin sorti du chapeau de Wavre, tout reste possible. Par Fernand Letist