Le sujet était trop beau, on en ferait une grande exposition. Pourquoi pas à la galerie du Beffroi, de septembre à octobre, des Fêtes de Wallonie au Festival du film francophone... que rêver de mieux ? Et pourquoi pas un livre ? (...) C'est chez l'ami Roger, taverne du centre de Namur, que j'ai rencontré Daniel Pierret. C'est là qu'est né notre projet qui a duré deux ans. C'est lui qui a trouvé les établissements où mettre mon studio, c'est lui aussi qui ameuta les gens, les invitant à nos rencontres photographique...

Le sujet était trop beau, on en ferait une grande exposition. Pourquoi pas à la galerie du Beffroi, de septembre à octobre, des Fêtes de Wallonie au Festival du film francophone... que rêver de mieux ? Et pourquoi pas un livre ? (...) C'est chez l'ami Roger, taverne du centre de Namur, que j'ai rencontré Daniel Pierret. C'est là qu'est né notre projet qui a duré deux ans. C'est lui qui a trouvé les établissements où mettre mon studio, c'est lui aussi qui ameuta les gens, les invitant à nos rencontres photographiques. C'est lui encore qui prit les contacts avec les autorités de la ville (...). Dans ce café, j'ai redécouvert un métier, celui de photographe. "Pour en arriver là, comme lui-même le raconte, Marc Barbay, artiste-peintre et photographe bruxellois un peu blasé par l'évolution du monde et de son métier, s'est surpris à aimer Namur, qu'il avoue pourtant connaître si peu. Il a même eu la prétention de faire communiquer cette attirance en donnant à partager non des lieux historiques, folkloriques ou gastronomiques, mais des regards. Connus ou inconnus. Qu'on aime ou non sa manière de capter ces regards, de prendre l'instant sans vraiment surprendre, qu'on aime ou non ses installations, parfois très (trop) travaillées, apprêtées, et son casting, le résultat a de quoi surprendre et attirer à plus d'un titre. Par sa variété et sa fausse superficialité. " Saisir l'âme d'une ville modelée par son histoire, à travers les visages des hommes et des femmes d'aujourd'hui (...). Tous semblent se coudoyer dans ces pages : des " Chwès " dont l'enracinement mosan paraît remonter à l'aube de la citadelle, des Namurois de plus fraîche date - qui ne sont pas les moins passionnés - et des " navetteurs " à qui la ville offre un extraordinaire cadre de travail... C'est tout cela que l'£il avide de Marc Barbay a saisi presque sur le vif, de bureaux du " pouvoir " en coulisses de festivités, mais, surtout, de café en café ", commente, dans la préface, Rudy Demotte, " tenancier" actuel de l'Elysette et victime consentante de l'£il qui donne à voir de Marc Barbay. Parmi les autres victimes connues, que nous ne vous donnerons pas à voir, entre autres : Jean-Louis Close, Jacques Etienne, Jean-Pierre Berckmans, Benoît Mariage, Stefan Liberski, Luc Noël, Frédéric Deborsu, Céline Alexandre et Philipe Soreil, Philippe Grafé, Fabienne Bister, Anne Barzin... et son frère. Et, bien sûr, l'ami Roger, trop méconnu. Gens de Namur, photographies de Marc Barbay, éditions Racine, 200 photos, 39,95 euros.Expo à la galerie du Beffroi, 9 rue du Beffroi, 5 000 Namur. Jusqu'au 6/10/2009. Ph. C