Emir Kir, bourgmestre de Saint-Josse et député fédéral, n'est plus tenu par les engagements de son ex-parti, le PS, dont il a été exclu à cause de ses contacts avec des représentant...

Emir Kir, bourgmestre de Saint-Josse et député fédéral, n'est plus tenu par les engagements de son ex-parti, le PS, dont il a été exclu à cause de ses contacts avec des représentants de l'extrême droite turque. Logiquement, il a brossé la séance du Parlement qui, le 18 décembre dernier, a adopté deux résolutions communautairement sensibles. La première réclame une solution pérenne au conflit du Haut-Karabakh, tout en déplorant l'intervention militaire de la Turquie et celle de mercenaires étrangers. La seconde vise à instaurer le 9 décembre comme journée de commémoration des victimes des génocides reconnus par l'Etat belge, dont celui des Arméniens en 1915-1917 sous l'Empire ottoman. Ces deux résolutions ont fortement déplu à la Turquie. Celle sur le Karabakh a été adoptée par 130 oui, 0 non et 12 abstentions, et celle sur les génocides par 139 oui, 0 non et deux abstentions. Incorrigible Kir.