Deux lieux bruxellois unissent leurs forces pour rendre hommage à l'oeuvre nécessaire de Gianni Pettena (Bolzano, 1940). Au sortir de ses études d'architecture et à la suite d' un voyage ...

Deux lieux bruxellois unissent leurs forces pour rendre hommage à l'oeuvre nécessaire de Gianni Pettena (Bolzano, 1940). Au sortir de ses études d'architecture et à la suite d' un voyage initiatique dans le désert américain, l'intéressé comprend que le diplôme qu'il a entre les mains n'est rien moins qu'un permis pour détruire et contraindre. Optant pour l'enseignement, Pettena va s'inventer "anarchitecte" en imaginant d'autres façons, poétiques celles-là, d'habiter le monde. En résultent d'épatantes sur-structures en glace ou en bois qui soulignent le grégarisme appauvri du bâti traditionnel. Alors que La Verrière expose le volet plus théorique de la démarche - son goût pour les formes vernaculaires ou les "architectures inconscientes" -, l'Iselp lève le voile sur une installation immersive de 1971, à base de bandelettes de papier, dans laquelle il fait bon rêver.