La représentation théâtrale et le procès partagent bien des points communs : un déroulement codifié, des intervenants qui prennent la parole devant un public, un lieu clos où la position de chacun est bien définie, une volonté pour les uns de convaincre les autres et, bien sûr, un torrent d'émotions. Pauline d'Ollone ( Reflets d'un banquet, Où suis-je ? qu'ai-je fait ?), qui met en scène la pièce- procès Terreur de Ferdinand von Schirach présentée au théâtre Le Public (1), dégage un autre parallèle : " Je pense qu'un avocat est bon quand il est au service d'une cause, pas au service de lui-même, c'est-à-dire quand il n'est pas juste en représentation, pour séduire, mais que ce qui compte, c'est ce qu'il a à défendre : son idée de la justice, son client. Selon moi, c'est pareil pour l'acteur : quand il fait son sketch et qu'il est au service de lui-même, je ne l'écoute pas. Quand il est au service des enjeux, de ce qu'il a à dire pour faire changer les perceptions, là il est juste. "
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