Puisque les patients sont les mieux placés pour savoir ce qui pourrait améliorer leur qualité de vie, plusieurs organisations formulent des avis et conseils pour mieux adapter la recherche de nouveaux médicaments et traitements à leurs besoins. " Les firmes pharmaceutiques sont de plus en plus à l'écoute, et veulent impliquer les malades en tant que partenaires de recherche à part entière ", affirme Bert Hartog, Senior Director Clinical Innovatio...

Puisque les patients sont les mieux placés pour savoir ce qui pourrait améliorer leur qualité de vie, plusieurs organisations formulent des avis et conseils pour mieux adapter la recherche de nouveaux médicaments et traitements à leurs besoins. " Les firmes pharmaceutiques sont de plus en plus à l'écoute, et veulent impliquer les malades en tant que partenaires de recherche à part entière ", affirme Bert Hartog, Senior Director Clinical Innovation chez Janssen Pharmaceutica. La preuve par deux projets innovants. " Dans l'essai clinique Prelude, nous nous sommes intéressés à un nouveau traitement contre une maladie de l'oeil qui affecte l'acuité visuelle, explique Bert Hartog. Avant de débuter nos recherches, nous avons réalisé une enquête auprès des patients et organisé une concertation avec leurs associations. Cela a mené à une ébauche d'étude qui a été testée sur des malades dans le cadre d'ateliers de simulation ; leur feedback nous a permis d'identifier un certain nombre d'obstacles à la participation. Ainsi, pour l'étude proprement dite, nous avons donc notamment organisé le transport des participants entre leur domicile et la clinique, ainsi qu'une assistance jusqu'au service. Grâce à quelques adaptations toutes simples, notre étude est devenue plus accessible et plus agréable pour les volontaires confrontés à un déficit visuel. " Second exemple : " Dans le cadre d'un essai clinique auprès des patients Alzheimer suivis au ZNA par le Pr Sebastiaan Engelborghs, nous utilisons actuellement un médicament d'étude conditionné en blisters 'intelligents' : l'emballage est capable d'enregistrer le retrait d'un comprimé et communique l'information aux chercheurs, via le smartphone et une appli spécifique à la plateforme numérique iSTEP. Ils savent donc si le patient a pris son médicament... ou peuvent lui envoyer un rappel si nécessaire. Les nouvelles instructions ou recommandations sont également communiquées par cette voie ; le patient doit ensuite en confirmer la bonne réception. Grâce à cette technologie et à l'engagement du patient, le médecin-chercheur peut continuer à le suivre et à le soutenir à domicile en-dehors des consultations. C'est tout bénéfice pour la prise en charge et pour la qualité de l'étude. "