La crise du coronavirus a sérieusement entamé notre bien-être psychologique, en particulier pendant le confinement. Les jeunes se languissent de l'animation de la vie estudiantine, les actifs s'inquiètent de l'insécurité financière, les personnes âgées voient moins leurs petits-enfants, ceux qui télétravaillent sont privés de contacts avec leurs collègues et les possibilités de se détendre à l'extérieur sont fortement limitées pour tous. Nous savons tous les que les mesures actuelles sont importantes pour maîtriser l'épidémie, mais les sombres mois d'hiver n'arrangent pas les choses.
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La crise du coronavirus a sérieusement entamé notre bien-être psychologique, en particulier pendant le confinement. Les jeunes se languissent de l'animation de la vie estudiantine, les actifs s'inquiètent de l'insécurité financière, les personnes âgées voient moins leurs petits-enfants, ceux qui télétravaillent sont privés de contacts avec leurs collègues et les possibilités de se détendre à l'extérieur sont fortement limitées pour tous. Nous savons tous les que les mesures actuelles sont importantes pour maîtriser l'épidémie, mais les sombres mois d'hiver n'arrangent pas les choses. La crise est particulièrement pénible pour les malades chroniques. De nombreux patients cancéreux sont par exemple inquiets pour leur traitement. Celui-ci peut-il être poursuivi? Peuvent-ils encore séjourner à l'hôpital en toute sécurité? Peuvent-ils voir leurs (petits-)enfants? Plusieurs hôpitaux ont prévu un planning de crise, avec des radiothérapies plus brèves et un report des opérations moins urgentes afin de pouvoir gérer l'afflux des patients Covid. Au-delà de la pression sur le personnel médical et soignant, les mesures de confinement poussent en outre de nombreux groupes de patients dans l'isolement. Ainsi, avec la fermeture de l'horeca et de nombreux magasins, les sanitaires sont par exemple beaucoup moins accessibles pour les personnes qui souffrent de MICI - un terme qui recouvre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique - et qui aimeraient aller se promener en ville ; dans ces conditions, c'est à peu près exclu. En effet, pendant les périodes d'exacerbations de leur maladie, ces patients sont régulièrement confrontés à un besoin urgent de se rendre aux toilettes. Une "carte urgence toilettes" comportant des informations sur leur problème leur permet en principe d'entrer dans un magasin, un café ou un restaurant pour demander un accès rapide aux sanitaires... mais le coronavirus a réduit les possibilités. La plupart choisissent donc de rester chez eux, ce qui n'améliore pas leur moral. Les personnes atteintes de maladies pulmonaires chroniques ou de troubles du système immunitaire, elles, peuvent se sentir particulièrement vulnérables lorsque ceux qui les entourent ne respectent pas les mesures de sécurité. Leur immunité affaiblie ou leurs poumons fragiles les exposent en effet à un risque accru de développer une forme grave de Covid. Aussi pénible que cela nous semble, il est donc important - pour nous, notre entourage et en particulier les personnes âgées et malades chroniques - de tenir le coup et de respecter les mesures de lutte contre la pandémie aussi longtemps qu'il le faudra. Ne minimisons pas les risques... mais ne nous laissons pas non plus paralyser par l'angoisse. La rédaction de Bodytalk tient malgré tout à souhaiter à tous ses lecteurs des fêtes pleines de chaleur.