Par choix ou par contrainte, tous trois avaient disparu de la scène publique de leur pays. Ils viennent de sortir du silence, avec plus ou moins de chances de revenir en pleine lumière.
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Par choix ou par contrainte, tous trois avaient disparu de la scène publique de leur pays. Ils viennent de sortir du silence, avec plus ou moins de chances de revenir en pleine lumière. Il a pris fait et cause pour Macron. Face au péril Le Pen, le centriste s'est dit prêt à se " retrousser les manches ". De là à voir s'installer à Matignon l'ex-ministre de Sarkozy, recyclé il y a trois ans dans le développement énergétique en Afrique, il n'y a qu'un pas... que l' ancien maire de Valenciennes se refuse officiellement à franchir. " Je ne suis candidat à rien ", assure-t-il. Les démentis n'engagent que ceux qui les croient. Comme Macron, à qui il a emprunté son slogan " In cammino " (en marche), il est pressé : désavoué en décembre 2016 lors de son référendum constitutionnel, l'ex-président du Conseil italien a largement remporté (70 %), le 30 avril, la primaire du Parti démocrate (centre-gauche). Et espère désormais un succès aux municipales partielles de juin, ce qui pourrait contraindre le gouvernement à avancer la date des élections législatives de 2018. Le père du virage libéral du Parti travailliste britannique (New Labour) est détesté à Londres. La faute, notamment, à son engagement au côté de George W. Bush pendant la guerre d'Irak. L'ex-Premier ministre n'hésitera pourtant pas à se " salir les mains " de nouveau pour combattre le Brexit, comme il l'a confié à des journalistes. Jusqu'à se présenter aux législatives du 8 juin ? Sa cote de sympathie étant ce qu'elle est, c'est peu probable. E. Me.