En deux coups de sonnette, les trottinettes électriques se sont imposées partout dans les villes. Rien qu'à Bruxelles, fin décembre, on en recensait environ 5 000 en libre service. Ce à quoi il faut ajouter celles qui ont été achetées par des citadins désireux de...

En deux coups de sonnette, les trottinettes électriques se sont imposées partout dans les villes. Rien qu'à Bruxelles, fin décembre, on en recensait environ 5 000 en libre service. Ce à quoi il faut ajouter celles qui ont été achetées par des citadins désireux de se déplacer vite, sans se préoccuper des places de parking ni de leurs onéreux tickets. L'intrusion de ces deux-roues sur le réseau routier ne s'est toutefois pas déroulée sans heurts. Furtives, elles se glissent dans les files de voitures sans crier gare, par la gauche ou la droite ; sur les pistes cyclables, elles dérangent les vélos ; abandonnées sur les trottoirs, elles gênent les piétons et les personnes à mobilité réduite... Sans compter les risques pour ceux qui les manient : au printemps dernier, on déplorait le premier accident mortel suite à une chute, à Bruxelles. Pour calmer les esprits, la Région oblige désormais les opérateurs de microvéhicules partagés à obtenir une licence. Et certaines zones de stationnement leur sont interdites. Mais il ne faudrait pas oublier pour autant que les trottinettes ont aussi des vertus : elles fluidifient le trafic et acheminent, parfois plus vite qu'en transports en commun, des citadins d'un bout à l'autre de la ville. Et forcent tous les acteurs de la mobilité à repenser l'espace public.