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lisez la position de Catherine Moureaux sur le traité budgétaire européen sur www.levif.beElle est l'une des victimes du 14 octobre. Sa mère, François Dupuis, échevine à Uccle, et son père, Philippe Moureaux, bourgmestre de Molenbeek, ont valdingué dans l'opposition. Le jeu de chaises musicales qui a suivi le scrutin lui a aussi coûté son statut de députée. En quittant le gouvernement bruxellois pour devenir bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir récupère du même coup son siège au parlement régional. Catherine Moureaux, qui siégeait comme suppléante, devra lui céder sa place. Catherine Moureaux : Comme un concentré d'émotions qui se bousculent. L'enchaînement des moments de joie et de tristesse, avec un timing inhumain, a été difficile. A Schaerbeek, je suis très satisfaite de mon résultat [NDLR : 941 voix, 9e score de la liste PS]. Ensuite, cela a été la douche froide... A Molenbeek, mon père a fait une très bonne élection. Au lieu de parler de clientélisme et de je-ne-sais-quoi, regardez les résultats : mon père sort vainqueur. En Région bruxelloise, le PS n'est pas du tout en recul. Par contre, c'est vrai, plusieurs négociations ont tourné en notre défaveur. Ah non ! Cela n'a rien à voir avec Schaerbeek. Je ne suis pas dans les affaires de Bruxelles-Ville... Ce dont je suis sûre, c'est que le CDH n'avait pas les clés en main pour aider le PS à Schaerbeek. Ce qui est sûr aussi, c'est que l'éviction de Joëlle Milquet a entraîné la redistribution à Molenbeek, et peut-être à Verviers et à Uccle. Un soir d'élection, on doit aller vite. Je suppose qu'ils assument leur choix. Ce qui me paraît dommage, c'est leur alliance avec un partenaire dont la tête de liste [NDLR : Alain Courtois] est mise en cause dans une affaire judiciaire. Mais la grande leçon du scrutin, c'est qu'Ecolo est bien un parti comme les autres. Que le CDH soit en quête de postes, on le savait. Par contre, qu'Ecolo se droitise à ce point, on n'y était pas habitué. A Ixelles, effectivement, un olivier était possible. Mais avec des écolos plus solides. J'ai discuté avec Caroline Désir, qui a négocié pour le PS. Elle m'a dit : mon c£ur allait à 100 % pour un olivier. Mais du côté d'Ecolo, elle a dû composer avec quatre négociateurs, qui lui proposaient des choses différentes au téléphone. Ce qu'ils voulaient était tout sauf clair. La cacophonie entre leurs différents leaders était ingérable. Le budget va être négocié au fédéral. Il faut qu'on montre clairement notre différence avec la droite. Comment expliquer qu'un gouvernement où le PS est présent prenne des mesures aussi injustes ? Les citoyens ne comprennent pas. Parce que les mesures sont terribles, bien qu'on se soit arc-bouté pour qu'elles fassent le moins de dégâts possible. On ne réalise pas assez ce que ça va donner en 2015 quand les CPAS ne tiendront plus la route. Cela va être horrible. Oui. On limite la casse. Mais à quel prix ? Exactement, on est face à une équation insoluble. Je n'ai pas de réponse. On avance... ENTRETIEN : FRANÇOIS BRABANT