C'était dans Le Vif/L'Express du 15 mai. Philippe Moureaux reconnaissait les " cancers " qui rongent son parti, le PS. Il visait l'ex-ministre Didier Donfut et d'autres socialistes, " qui ne se rendent pas compte de l'importance d'adopter un comportement exemplaire ". Puis Moureaux avait lâché cette petite phrase, en référence aux scandales politiques du moment : " Chez les partis de droite, ce genre de pratiqu...

C'était dans Le Vif/L'Express du 15 mai. Philippe Moureaux reconnaissait les " cancers " qui rongent son parti, le PS. Il visait l'ex-ministre Didier Donfut et d'autres socialistes, " qui ne se rendent pas compte de l'importance d'adopter un comportement exemplaire ". Puis Moureaux avait lâché cette petite phrase, en référence aux scandales politiques du moment : " Chez les partis de droite, ce genre de pratiques est naturel, puisqu'elles font partie de leur idéologie. " De quoi électriser un peu plus les rapports PS/MR. Gérard Deprez : Nul ne pouvait ignorer que le MR vise le statut de premier parti francophone après les élections du 7 juin. L'objectif est accessible à Bruxelles ; rien n'est exclu en Wallonie. Ça énerve le PS, qui se sent agressé. A cet état de fait s'ajoutent des " événements " dont Elio Di Rupo a affirmé qu'ils concernaient le vieux PS - moi, je constate que ce sont les pratiques du PS actuel. Avec ses déclarations dans Le Vif, Philippe Moureaux a provoqué le coup de sang des dirigeants du MR, pour qui c'était la limite à ne pas franchir. Il s'agit de propos insultants, faux et dangereux, qui entretiennent un climat malsain. Comme s'il n'y avait pas de droite propre, mais forcément sale. Comme si tout parti de droite était frappé d'une tare génétique. Quelle ineptie ! A cause de sa permanence au pouvoir, laquelle génère un estompement de la norme. Les élites du PS sont restées les mêmes. Il n'y a pas d'idées nouvelles qui émergent. Aucun contre-pouvoir réel. Ce n'est pas ce que j'ai dit. Mais il est clair que la démocratie a besoin d'alternance. Ils le font chaque jour, à l'échelon fédéral... Je ne trouve ni souhaitable ni probable que le MR et le PS gèrent ensemble la Wallonie. Une configuration possible serait l'alliance entre Ecolo, le CDH et le PS. La victoire des verts servirait à cacher la défaite des autres. Ce serait la planche de salut des socialistes... Moi, je préconise l'autre solution : une formule MR-Ecolo-CDH pour deux législatures de cinq ans. Cela tarirait la source où des socialistes se servent. Et cela leur permettrait d'écarter leurs monstres sacrés ainsi que les parvenus que Di Rupo avait promis de traquer. Entretien : Ph.E.