Suite aux jours supplémentaires de congé accordés (30 avril, 14 mai...) par la ministre, des discours insidieux ont taxé les enseignants de fainéants. Pourtant, à la lumière de la crise, on a constaté que ces préjugés bien ancrés dans l...

Suite aux jours supplémentaires de congé accordés (30 avril, 14 mai...) par la ministre, des discours insidieux ont taxé les enseignants de fainéants. Pourtant, à la lumière de la crise, on a constaté que ces préjugés bien ancrés dans les mentalités étaient infondés. En effet, ils n'ont pas compté leurs heures et se sont réinventés du jour au lendemain, sans véritable soutien de l'administration qui les a inondés d'injonctions contradictoires. Une journée en classe, personne ne réalise combien c'est épuisant, physiquement et nerveusement ; pour capter l'auditoire, il faut gérer des comportements différents (bavardages, agitation, distraction...) et assurer les apprentissages, ce n'est pas la banale routine que dénoncent ceux qui n'ont jamais enseigné. Quant à la préparation des leçons, celle-ci nécessite beaucoup d'investissement personnel et de temps. Les tâches de corrections sont longues si elles sont bien faites. N'oublions pas toutes les réunions après les heures de classe pour mettre en place des projets! Bref, la plupart des enseignants ne méritent pas la campagne de démolition qui consiste à les montrer du doigt comme des paresseux toujours en vacances.