Sur ce quai qui borde la Meuse, les hauts immeubles se succèdent, tels des buildings en front de mer. L'endroit, à deux pas du centre-ville de Liège, est particulièrement prisé. Au rez-de-chaussée de l'un de ces bâtiments, un couloir mène à une cour intérieure qui donne sur un vieil entrepôt réaffecté. Les deux premiers plateaux servent de parking. On accède au second étage par un escalier métallique. L'architecte Ludovic Sohet a choisi d'exploiter le somm...

Sur ce quai qui borde la Meuse, les hauts immeubles se succèdent, tels des buildings en front de mer. L'endroit, à deux pas du centre-ville de Liège, est particulièrement prisé. Au rez-de-chaussée de l'un de ces bâtiments, un couloir mène à une cour intérieure qui donne sur un vieil entrepôt réaffecté. Les deux premiers plateaux servent de parking. On accède au second étage par un escalier métallique. L'architecte Ludovic Sohet a choisi d'exploiter le sommet de ce vieux bâtiment industriel et d'y nicher sa famille. Il en a fait un loft, aménagé sur deux niveaux, très lumineux et avec vue sur l'Ourthe (qui s'écoule à l'arrière de l'immeuble). " Le défi était de créer un esprit "loft", tout en gardant une qualité de vie au niveau de l'espace, lance l'architecte. Car on ne voulait pas un grand volume froid et vide. Plutôt quelque chose de cosy. " Pour cela, il a imaginé différentes atmosphères, qui personnalisent les espaces. Le bâtiment comprend deux éléments bien distincts. Un premier bloc à toiture plate, situé à l'avant, abrite l'entrée et les zones de service. Petite particularité : le centre de la pièce s'ouvre sur une terrasse à ciel ouvert. Le second volume est consacré aux pièces d'habitation. Il s'agit d'un élément beaucoup plus haut et spacieux, couvert d'une toiture à double versant. Deux vieilles fermes (structures porteuses) de charpente métallique ont été consolidées par une série de colonnes d'acier qui supportent les planchers du niveau supérieur et habillent l'espace. La zone centrale est vide et l'on y profite de toute la hauteur du bâtiment. Les deux plateaux de l'étage, placés de part et d'autre des fermes, sont reliés par une passerelle à laquelle on accède par un large escalier de verre et d'acier posé au c£ur du loft. Au rez-de-chaussée, la salle à manger est centrale, tandis que la cuisine occupe l'une des travées latérales ; le coin bureau et le salon se trouvant dans l'autre. Les hauteurs sous plafond y sont réduites, afin d'accentuer l'intimité et la différence d'atmosphère. L'intérieur de l'ensemble du bâtiment a été entièrement isolé. Les occupants profitent de 260 mètres carrés habitables. Pour cela, ils ont déboursé 120 000 euros, hors TVA et hors gros £uvre. En ayant, au passage, mis la main à l'ouvrage. l Anne-Catherine De Bast