A l'exception de Michaël Privot, directeur de l'Enar, un lobby antiraciste européen, aucun Frère musulman n'a jamais accepté de se dévoiler en Belgique ni, comme ce fut le cas pour le Verviétois, de se distancier publiquement de la confrérie. Celle-ci a le culte du secret. Elle n'accorde sa confiance qu'à de rares élus. Tout au plus quelques dizaines - peut-être une cinquantaine - dans notre pays. Mais dont l'activité de surface est visible. Des jeunes gens se multiplient actuellement sur tous les fronts : associatif, politique, économique. Car ils sont entreprenants, ces cadres musulmans entre 30 et 40 ans, créatifs, tirés à quatre épingles, au look chic et décontracté. Les filles sont immanquablement très couvertes, mais cela n'empêche ni les couleurs ni l'assertivité. Le sombre uniforme islamique n'est porté que dans les quartiers pauvres de la capitale.
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