Le Domaine du Blé The place to be en BW

" On ne voulait pas faire comme tout le monde. Il y a assez de boîtes de nuit. " Chris Benoît, le patron du Domaine du Blé à Wavre, ex-patron du 3615 de Boitsfort, ex-libraire bruxellois, a tenu parole. Pourtant, en reprenant il y a cinq ans le resto et l'hôtel du Chemin des Charrons alors dénommés Domaine des champs, il démarre bas. L'enseigne décline, le client est rare. " Les débuts ont été ardus mais, de mois en mois, on a construit la formule actuelle et le bouche-à-oreille a fonctionné. On dit que nous sommes les Jeux d'Hiver du BW ! " rayonne Chris Benoît. La formule à succès ? Un mariage de genres : " Un espace restaurant uniquement buffet haut de gamme qui, dès 22 h 30, glisse vers un univers night and dance, mais pas boîte de nuit, décrit le patron. On pousse tables et chaises comme au soleil pour devenir un lieu de rencontres et d'amusement jusqu'aux petites heures. Mais seulement les vendredis et samedis soirs. " Avec comme coeur, une superbe terrasse extérieure valorisée en soirée par un efficace jeu de lumières. Ajoutez-y une dimension club privé pour fidéliser la clientèle et surtout la sélectionner, vous obtenez le Domaine du Blé et sa clientèle propre. " C'est un public choisi. Plutôt aisé, de 30 à 50 ans, et en priorité de la région. Nous sommes sa solution pour rester sur Wavre et ne pas devoir courir à Bruxelles pour s'amuser. " Résultat : 7 000 membres, un turn over de 500 personnes en soirée et de plus en plus d'événements de sociétés. Quant à l'hôtel du Domaine, ses 36 lits voient défiler des sportifs en stage dans la proche Académie Justine Henin autant que des cadres internationaux en mission économique. Sandrine Niclaus, compagne du patron, est également active dans l'hébergement, mais d'un autre type, baptisé Les Poilus du blé : un refuge pour des ânes, poneys, chevaux à sauver de la boucherie et à faire adopter par les gens du coin. " Cela rencontre un franc succès, note Chris Benoît, pas économique, mais émotionnel. " F. LT
...

" On ne voulait pas faire comme tout le monde. Il y a assez de boîtes de nuit. " Chris Benoît, le patron du Domaine du Blé à Wavre, ex-patron du 3615 de Boitsfort, ex-libraire bruxellois, a tenu parole. Pourtant, en reprenant il y a cinq ans le resto et l'hôtel du Chemin des Charrons alors dénommés Domaine des champs, il démarre bas. L'enseigne décline, le client est rare. " Les débuts ont été ardus mais, de mois en mois, on a construit la formule actuelle et le bouche-à-oreille a fonctionné. On dit que nous sommes les Jeux d'Hiver du BW ! " rayonne Chris Benoît. La formule à succès ? Un mariage de genres : " Un espace restaurant uniquement buffet haut de gamme qui, dès 22 h 30, glisse vers un univers night and dance, mais pas boîte de nuit, décrit le patron. On pousse tables et chaises comme au soleil pour devenir un lieu de rencontres et d'amusement jusqu'aux petites heures. Mais seulement les vendredis et samedis soirs. " Avec comme coeur, une superbe terrasse extérieure valorisée en soirée par un efficace jeu de lumières. Ajoutez-y une dimension club privé pour fidéliser la clientèle et surtout la sélectionner, vous obtenez le Domaine du Blé et sa clientèle propre. " C'est un public choisi. Plutôt aisé, de 30 à 50 ans, et en priorité de la région. Nous sommes sa solution pour rester sur Wavre et ne pas devoir courir à Bruxelles pour s'amuser. " Résultat : 7 000 membres, un turn over de 500 personnes en soirée et de plus en plus d'événements de sociétés. Quant à l'hôtel du Domaine, ses 36 lits voient défiler des sportifs en stage dans la proche Académie Justine Henin autant que des cadres internationaux en mission économique. Sandrine Niclaus, compagne du patron, est également active dans l'hébergement, mais d'un autre type, baptisé Les Poilus du blé : un refuge pour des ânes, poneys, chevaux à sauver de la boucherie et à faire adopter par les gens du coin. " Cela rencontre un franc succès, note Chris Benoît, pas économique, mais émotionnel. " F. LT Elle a signé, il y a quelques semaines, une première mondiale dans la commune de Frasnes-lez-Anvaing. Tessares, spin-off de l'UCL installée depuis mars 2015 à Louvain-la-Neuve, a développé une solution qui consiste à combiner les capacités en bande passante des réseaux fixes (xDSL) et mobiles (4G/LTE). Cette combinaison s'appuie sur une solution logicielle basée sur un nouveau protocole Internet (" Multipath TCP "). Pour les néophytes, disons que l'idée est d'associer la ligne Internet fixe et celle du smartphone pour obtenir un réseau plus rapide, notamment en matière de téléchargement. Une solution assez utile, par exemple, dans des contrées reculées qui ne sont pas suffisamment couvertes. " Il y a quatre avantages, souligne Denis Périquet, patron de cette entreprise à succès qui compte déjà une vingtaine de collaborateurs. Un meilleur débit, une meilleure mobilité d'un réseau à un autre, une meilleure tolérance aux pannes et une sécurité des communications renforcée. " Tessares a signé en juin dernier un partenariat avec Proximus pour développer sa solution. L'objectif est de signer d'autres contrats partout en Europe. Une quarantaine d'opérateurs ont déjà été rencontrés. " La priorité est de terminer les phases de test avec Proximus avant d'étendre la solution à toute la Belgique. Nous nous attaquerons ensuite aux marchés étrangers. " Tessares ne compte qu'un seul concurrent, une firme chinoise, qui présente toutefois une solution différente. Les perspectives sont donc nombreuses. A terme, cette solution pourrait même être utilisée pour fluidifier le passage entre le wi-fi et le 4G, quand on sort d'un bâtiment par exemple, de manière à supprimer toute perte de bande passante. X. A. L'idée paraît tellement évidente que bon nombre de personnes ont dû se mordre les doigts de ne pas y avoir pensé. Depuis le lancement de la société Do Eat, basée à Mont-Saint-Guibert, le concept connaît aujourd'hui un beau succès et a été primé à de nombreuses reprises. Hélène Hoyois (26 ans) et Thibaut Gilquin (28 ans) ont créé cette start-up en 2013 et commencé à commercialiser leurs produits un an plus tard. On y trouve aujourd'hui des verrines, tasses, assiettes, bols et autres contenants comestibles produits à base de pommes de terre bio. L'avantage : pas de vaisselle et pas de déchet. Ils n'ont aucun goût et supportent les aliments chauds et froids. Deux imperméabilisants ont aussi été conçus pour éviter les fuites : l'un à base de cire d'abeilles agrémentée de beurre de cacao et de matière grasse noble, l'autre avec de la cire d'un arbre spécifique. " C'est un produit naturel (fécule de pomme de terre et eau), écologique (il réduit la consommation d'eau et les déchets), on évite les coûts de stockage, on gagne du temps, et il est fabriqué de manière artisanale dans un atelier protégé de Tertre, dans le Hainaut ", précise Daphné Mathy, qui a rejoint l'équipe l'an dernier. Près de 250 000 contenants ont déjà été produits en deux ans. Et la société, qui connaît une belle croissance, réalise pas moins de 70 % de ses ventes à l'étranger. Même les Emirats arabes s'y intéressent. Des grands chefs comme Sang- Hoon Degeimbre, Ludovic Vanacker ou Jean-Philippe Watteyne ont également été séduits. Les food trucks seront ciblés à l'avenir, alors que Do Eat a fait son entrée dans les Delhaize du Brabant wallon avec de la vaisselle disponible pour les particuliers. X. A. Certaines entreprises cultivent la course aux bénéfices. Yellow Events cultive potirons, salades et autres arbustes aromatiques entre deux réunions ou devis. Installée à Louvain-la-Neuve depuis trois ans, cette société active dans la conception d'événements développe une culture d'entreprise particulière où s'aérer l'esprit occupe une place prépondérante. " Cela ne sert à rien de toujours avoir le nez dans le guidon, estime le patron Pierre Lebrun, qui débute ses journées à 8 heures en travaillant pendant une heure dans le potager avec l'un ou l'autre collègue. Cette initiative va de pair avec l'esprit d'entreprise que nous souhaitons mettre en place. Nous faisons bien évidemment du business mais nous essayons de le faire d'une manière différente, dans un mouvement de transition, le plus durable possible. Toute l'équipe s'occupe de l'entretien. On estime que cela permet d'améliorer l'efficacité et de mieux organiser son travail. Cela facilite aussi les relations professionnelles. Et cela donne une ambiance très familiale. " Cette société, qui compte huit employés, a pris la tangente il y a deux ans. Elle compte désormais un verger, un grand potager, un espace de permaculture, deux chèvres et une dizaine de poules. Les employés se relaient pour s'occuper des lieux. L'enthousiasme est de mise. " Nous mangeons tous les midis ensemble, notamment sur la grande terrasse que nous avons aménagée, s'enthousiasme cet Ardennais. La société finance les repas. Nous aimons les bonnes choses. Nous mangeons donc du bon pain bio, du bon fromage ramené lors d'une pérégrination d'une de nos équipes. Le tout accompagné par des légumes du jardin. On prépare chaque midi nos salades. " Des vignes viennent d'être plantées, histoire d'avoir du rosé local lors des repas... arrosés. Une réflexion a été menée pour s'étendre puisque l'ensemble de la parcelle est désormais utilisé. Peut-être chez le voisin IBA, qui s'est lui aussi converti aux potagers d'entreprises... X. A. C'est une sorte de Meetic de la communication, qui connaît une belle success story. Sortlist permet aux entreprises de trouver l'agence de pub dont elles ont besoin. Basée à Wavre depuis peu, après avoir grandi au sein du Creative Spark à Mont-Saint-Guibert, cette entreprise fondée par quatre hommes aux profils très complémentaires (Nicolas Finet, Thibaut Vanderhofstadt, Charles De Groote et Michael Valette) a développé une plate-forme Web qui vise à faciliter la recherche d'agences de communication adaptées aux besoins des entreprises. Sa spécificité réside notamment dans un algorithme " fait maison " qui facilite l'adéquation entre l'offre et la demande. " Sortlist est une plate-forme de "matchmaking" qui référence des agences de communication du monde entier, explique Nicolas Finet. Sur le demi-million d'agences recensées, elle en compte 54 000 identifiées auprès de différentes sources (moteurs de recherche, bases de données, etc.). Les agences peuvent s'y inscrire gratuitement ou souscrire à un compte premium qui leur permet de publier un profil plus précis, d'avoir une plus grande visibilité et de bénéficier de services supplémentaires. " Et c'est par le biais de ces comptes premium que Sortlist tire ses revenus : 80 % des agences belges ont à ce jour souscrit à ces services payants. Pour les annonceurs, l'accès est gratuit. Grâce à un système de connexion avec LinkedIn, ils peuvent comparer les agences en fonction de leurs critères : services offerts, prix, localisation, budget, réseaux et recommandations. L'entreprise, qui compte onze personnes, a le vent en poupe. Elle a levé l'an dernier 550 000 euros et est en train de s'attaquer aux marchés étrangers. " On souhaite être le leader européen en la matière, embraie Nicolas Finet. Le bureau que nous avons ouvert à Paris connaît un beau succès. Nous envisageons d'ouvrir un autre bureau à Londres dans les six mois ; c'est un très gros marché. Avant une nouvelle levée de fonds dans les prochaines semaines. Aucune autre entreprise ne développe un tel concept. " X. A. La société Realco existe depuis 1968, mais c'est en 1995 qu'elle a rejoint le Parc scientifique de Louvain-la-Neuve et s'est spécialisée dans ce qui a fait sa réputation : les biotechnologies. Grâce à un centre de recherche et développement très actif, elle met régulièrement sur le marché des procédés d'hygiène à base d'enzymes pour la maison, la restauration hors domicile, l'industrie agro-alimentaire ou encore le secteur médical. Realco se charge aussi de leur production et leur commercialisation à travers l'Europe mais aussi le Japon et les Etats-Unis, où elle possède un bureau depuis 2009. Si Realco a choisi de travailler avec les enzymes, c'est pour leur efficacité et parce qu'elles permettent une désinfection plus ciblée et maîtrisée. De plus, celles-ci sont 100 % biodégradables. La démarche écologique de l'entreprise ne s'arrête pas là puisqu'elle produit des solutions efficaces avec une moindre consommation d'énergie et d'eau. Realco utilise aussi des tensio-actifs d'origines végétales et renouvelables et a construit en 2015 un bâtiment entièrement passif pour agrandir ses locaux. C'est toutefois à travers ses produits qu'elle entend se rendre utile à la société... Realco a par exemple mis au point un système efficace de destruction des biofilms (amas structurés de bactéries attachées à une surface et protégés par une matrice), qui sont une source de contamination assez dangereuse et difficile à éliminer. Le produit a par ailleurs été développé en collaboration avec l'UCL. M.-E. R. Plus gros acteur belge dédié à la bande dessinée en Belgique, les marques BD-World et Slumberland ont fusionné en janvier 2015 et chapeautent aujourd'hui une dizaine de librairies réparties aux quatre coins de la Fédération Wallonie-Bruxelles. A l'origine du rassemblement des activités commerciales des deux marques, la volonté de devenir leader national dans un marché devenu de plus en plus compétitif. Si le BD-World de Wavre est connu pour être une véritable caverne d'Ali Baba avec ses quelque 25 000 références, l'enseigne Slumberland est réputée, elle, pour être présente au Centre belge de la bande dessinée (Bruxelles) mais aussi en plein coeur de la cité néo-louvaniste. " Notre librairie de Louvain-la-Neuve fonctionne très bien grâce à une majorité de clients étudiants qui se renouvellent sans cesse mais aussi grâce à l'attrait touristique qu'exerce le musée Hergé ", développe Cédric De Waele, directeur de la communication. " C'est d'ailleurs amusant de voir des bus entiers de touristes japonais y débarquer pour faire leurs emplettes. " Le fait d'appartenir depuis un an et demi à un groupe plus important est par ailleurs un atout au quotidien. " C'est sûr que nous avons désormais plus de poids face à nos fournisseurs, même si les remises restent extrêmement faibles. " Et, dans le cas de BD-World et Slumberland, librairie et vente en ligne sont indissociables. " Nous avons ouvert notre boutique en ligne où les internautes peuvent se procurer BD, mangas, comics mais aussi toute une série d'objets comme des affiches, des figurines et des articles textiles. " En plus d'organiser des dédicaces d'auteurs, le groupe leader en Belgique veille à diversifier les événements qu'il propose et à rester le plus dynamique possible. " Nous participons au festival Diagonale-Fête de la BD, aux salons du livre et nous organisons également des concours, des cours de dessin, etc. A l'image de ce qu'est le vinyle pour le CD, nous avons la chance que la BD soit un objet que les fans du genre aiment posséder, et pas lire sur une tablette numérique. La BD fait réellement partie de l'ADN de la Belgique, et ce malgré la révolution du numérique. " A. D. Une aventure qui ne devait être qu'éphémère mais qui s'inscrit désormais dans la durée. Deux entrepreneurs néo-louvanistes, Martin De Staercke et Vincent Jacquemart, ont lancé en 2013 le concept de magasin éphémère Big Panda, spécialisé dans les articles estivaux et de décoration. L'idée : installer un commerce dans une cellule vide pendant quelques semaines ou mois. Ce qui permet de payer un loyer à un niveau plancher mais implique d'accepter l'incertitude de devoir quitter les lieux du jour au lendemain. " Posséder un bail précaire est une manière de procéder que nous trouvions intéressante pour tester de nouveaux produits, explicite Vincent Jacquemart, à la tête d'une équipe de cinq personnes. Ce concept est davantage développé aux Etats-Unis. Nous avons connu un très beau succès à Louvain-la-Neuve pendant la période des fêtes de fin d'année, ce qui nous a permis d'ouvrir un autre pop-up à Waterloo et un magasin fixe à Namur. " Les deux entrepreneurs, jeunes trentenaires, qui se sont rencontrés sur les bancs du lycée Martin V, ont également lancé dans la foulée à Louvain-la-Neuve le pop-up Gourmet Store, spécialisé dans le vin et les produits de bouche. " Ces pop-up sont une bonne alternative dans un monde commercial de plus en plus compliqué. Cela nous permet d'analyser sur le terrain les risques liés au lancement d'un nouveau produit. " L'objectif de Big Panda sera maintenant de faire perdurer les enseignes sur les marchés déjà testés et d'ouvrir d'autres pop-up stores en Flandre, avec également une période de test. X. A. C'est le principal promoteur du Brabant wallon. Matexi y possède entre 5 et 10 % de parts de marché et des projets d'envergure plein les cartons. Il devrait d'ailleurs redessiner complètement certaines communes de la province, permettant de répondre au défi démographique attendu dans les prochaines années. Son plus grand défi ? Miser sur le renouveau wavrien. Le projet résidentiel et commercial " La Promenade " doit redonner un nouveau souffle au centre-ville. Il remplacera l'ancienne galerie des Carmes et verra la construction d'un immeuble sur le parking des Carabiniers (12 000 m2 de commerces et 10 000 m2 de logements). Sur les hauteurs de la ville, le groupe aménage actuellement le lotissement du Champ Sainte-Anne (650 logements), le plus vaste de Wallonie. " Au total, nous avons entre 3 200 et 3 500 logements en préparation, détaille le directeur de Matexi Brabant wallon Eric Schartz. Nous en vendons actuellement 120 par an. L'objectif est d'arriver à 200 ou 220 logements vendus à partir de 2017, rien qu'en Brabant wallon. " Matexi est notamment à la manoeuvre à l'ancienne sucrerie de Genappe (260 logements), aux Bétons Lemaire à Ottignies (600 logements) ou encore à la Maladrerie à Jodoigne (300). Des lieux où l'idée est de développer - c'est nouveau - une vraie vision de l'aménagement du territoire et où les quartiers sont élaborés avec une cohérence architecturale et paysagère. On y retrouve uniquement des appartements, la tendance actuelle dans la province. La villa quatre façades étant de moins en moins demandée, principalement pour des questions énergétiques. " Nous croyons beaucoup dans les réhabilitations de friches comme à Ottignies ou dans la redynamisation urbaine comme à Wavre, affirme Eric Schartz. On peut donc dire que nous sommes en quelque sorte un acteur majeur du renouveau de ces communes. " X. A. Parce que les porteurs de projets peinent bien souvent à rencontrer les membres des entreprises, le Forum Mind & Market vise depuis 2009 à confronter le monde de l'innovation au marché. " A travers un événement ainsi qu'une plate-forme Web, les porteurs de projets peuvent présenter leur concept à des entrepreneurs et coachs confirmés, ainsi qu'à un jury d'experts ", indique Jean-Marc Simoens, coordinateur et cofondateur de Mind & Market. Lancé par les entrepreneurs du Brabant wallon de l'Alliance Centre BW et l'UCL, Mind & Market a réuni lors de sa 8e édition, en avril dernier, plus de 600 participants. 78 projets ont par ailleurs été présentés. Devenu un lieu de rencontre incontournable en Wallonie pour trouver un associé, un partenaire ou encore un business angel, le modèle de Mind & Market commence à être reproduit ailleurs en Belgique. Après le grand-duché de Luxembourg, ce sont Tournai et Charleroi qui accueilleront respectivement le Forum à la fin de l'année 2016 ainsi qu'au début de l'année 2017. Parmi les concourants type, de nombreux étudiants de l'option CPME (la formation interdisciplinaire en entrepreneuriat de l'UCL), mais pas seulement. " Le Brabant wallon est connu pour être une terre d'innovation et d'entrepreneuriat mais beaucoup de nos participants viennent aussi de Namur et de Bruxelles, sans parler des quelques projets originaux qui sont issus de Liège ou de Mons. " Un succès qui s'explique car, lors du Forum, les porteurs de projets tous azimuts ont l'occasion de pitcher devant un jury d'experts et de cerner rapidement les forces et les faiblesses de leur concept. L'entrepreneuriat est devenu un moyen pour de nombreux jeunes diplômés de créer leur propre job. Une manière de satisfaire leur soif d'indépendance et de relocaliser, plus globalement, l'emploi en Wallonie. " Mind & Market les aide en ce sens que c'est un outil de communication, de connexion. Mais nous aiguillons aussi les porteurs de projet vers des personnes qui font de l'accompagnement ", conclut Jean-Marc Simoens. A. D. Donner une touche durable à ses achats. Voilà l'idée développée par la start-up néo-louvaniste Creo2, lancée tout récemment par Robin Dierckx, Maxime van Steenberghe et Thomas Vanesse. " Creo2 répond au besoin que nous avions de contribuer à un monde meilleur, fait remarquer Robin Dierckx. Nous voulions créer une solution innovante pour soutenir des projets écologiques et sociaux qui nous tenaient à coeur. De cette volonté de changement et de la passion pour l'entrepreneuriat est née notre société, le premier outil de marketing responsable. " Creo2 est un outil qui vise à promouvoir le commerce local tout en permettant un impact global. Comment ça marche ? Vos différents achats effectués dans des commerces de proximité permettent de soutenir une bonne action (pour MSF, la Croix-Rouge ou encore WeForest, active dans la reforestation). La start-up facture le commerçant en fonction du nombre d'actions sélectionnées et Creo2 rétribue les ONG selon les choix effectués par les clients. " Creo2 est en fait le premier et l'unique outil à mettre en lien les ONG, les commerçants et leurs clients. Les clients sont heureux de contribuer à un mieux par leur consommation alors que les commerçants sont ravis d'avoir un outil innovant qui met en avant leur impact. " Creo2 valorise donc bien la consommation locale. La société, qui vient de lever 300 000 euros, envisage de financer 600 000 arbres, soupes populaires et vaccins cette année. Les trois entrepreneurs travaillent déjà avec une quarantaine de commerces, concentrés sur Ottignies-Louvain-la-Neuve, Wavre et Gembloux. X. A. C'est une véritable niche à start-up lancée en 2014. Un bâtiment de 3 000 m2 installé au coeur de l'Axisparc de Mont-Saint-Guibert dédié entièrement à l'entrepreneuriat. De belles pépites en sont sorties ces dernières années. Dont notamment Sortlist, Do Eat, Take Eat Easy, 1001belges/Sharebox, Koalect ou encore Ilooove.it. Au total, une septantaine de sociétés sont passées par ces bureaux qui favorisent l'économie collaborative. " C'est une réussite, s'enorgueillit Henri Fischgrund, cheville ouvrière du projet et patron de l'Axisparc. De nombreuses start-up ont vu le jour grâce à cette initiative. L'objectif est d'offrir un environnement de travail créatif à travers divers espaces collaboratifs. De favoriser la créativité et la collaboration. J'ai toujours voulu favoriser le développement de jeunes entreprises. Et je pense qu'on y est parvenu. " Le bâtiment est occupé au rez-de-chaussée par un bar à start-up et un espace de coworking et aux étages par la Rue du Web (une sorte d'écosystème entrepreneurial) et par Nest'Up, un accélérateur de start-up. " Il y a eu des belles histoires et quelques moins bonnes, analyse Henri Fischrund. Mais c'est le lot des start-up. Il faut savoir relever la tête. L'idée est que ces sociétés se développent et qu'une fois qu'elles ont accueilli une certaine maturité, créé de l'emploi, migrent vers des bâtiments de l'Axisparc, permettant à d'autres start-up d'arriver. Nous affichons actuellement complet avec une cinquantaine de start-up qui gravitent autour du Creative Spark. Un projet qui, je le rappelle, est unique dans la région car nous mettons à disposition des entrepreneurs une véritable équipe de coaching qui les encourage et les encadre, notamment dans les moments difficiles. C'est en tout cas magnifique de voir un tel foisonnement d'idées et de rêves en un même lieu. " X. A. C'est une belle pépite couvée depuis une dizaine d'années par Thibaut Helleputte. Ce Rixensartois, docteur de l'Ecole polytechnique de Louvain (2010), a créé en 2012 à Louvain-la-Neuve une spin-off de l'UCL. L'objectif de DNAlytics est de proposer des diagnostics ultra-adaptés aux patients. " L'idée est d'avoir une médecine personnalisée sur base d'algorithme, déclare-t-il. Cela permet de prévoir quelles seront les réponses d'un traitement sur le patient. " Avec ces éléments en main, les perspectives de développement sont immenses. Rien qu'en matière de sécurité sociale par exemple, secteur qui pourrait économiser des milliers d'euros sur les traitements inadaptés. " Notre objectif n'est pas de remplacer les médecins mais d'être un complément scientifique, de les assister dans leur diagnostic, poursuit Thibaut Helleputte. D'apporter un autre regard. " En jetant un oeil sur le développement de cette start-up, le milieu entrepreneurial ne s'est d'ailleurs pas trompé puisque DNAlytics enchaîne ces dernières années prix et autres récompenses (Microsoft innovation center, Prix IBM Belgique/FRS-FNRS, Innovators under 35). " Notre marge de croissance est importante. Il existe des bases de données colossales dans le domaine de la santé. Comme celles de l'Inami ou des mutualités. Par ailleurs, certains hôpitaux commencent à structurer leur collecte d'informations. Ensemble, ces données pourraient être utilisées pour étudier quel est le traitement le plus adapté à tel ou tel patient en particulier, et rationnaliser les coûts. " Un travail de data analyst qui pourrait révolutionner le monde médical. DNAlytics devrait connaître d'importants développements dans les prochains mois. Une nouvelle levée de fonds est envisagée en 2017. Elle sera concomitante avec le lancement d'une étude clinique en rhumatologie. L'objectif est de développer un algorithme qui permettra de diagnostiquer plusieurs types d'arthrites et de recommander les traitements à suivre. " Nous allons continuer de proposer aux entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques nos compétences analytiques dans des champs de plus en plus différents. Le but de la démarche d'analyse est d'aider à choisir le meilleur traitement mais aussi permettre à l'industrie pharmaceutique de produire des médicaments plus sûrs et plus efficaces. " X. A. Fondé en 2005, le cercle d'affaires néo-louvaniste, avec plus de 800 membres actifs, est devenu le lieu pour réseauter pour les entrepreneurs brabançons. " En parallèle du travail des associations professionnelles locales, l'idée était de combler un manque : favoriser le networking, développer le tissu entrepreneurial et mettre en avant l'innovation ", signale Olivier Cruysmans, administrateur délégué du Cercle du Lac. D'une trentaine de coopérateurs lors de sa création, le Cercle a largement étoffé son nombre de membres en l'espace de dix ans, avec un succès plus important que prévu. " En 2013, nous avons décidé de déménager de nos locaux abrités au sein de l'Aula Magna vers le boulevard Baudouin Ier où nous disposons désormais d'un bâtiment de 3 200 m². Ce centre répond mieux à nos attentes car le bâtiment accueille à la fois le Cercle, nos activités et un business center. L'ensemble se veut une vitrine de l'entrepreneuriat. " Rassemblant en grande majorité des patrons de PME, de grosses entreprises et des entrepreneurs, le Cercle du Lac attire des porteurs de projet originaires du sud de Bruxelles jusqu'au nord de Namur. " Une des différences avec les autres cercles - avec lesquels nous entretenons d'ailleurs de très bons contacts -, c'est que le nôtre compte davantage de jeunes membres. Nous essayons aussi d'organiser des activités innovantes, parfois plus axées business (lunch conférence, forum économique) ou loisir (sortie golf/voile, visite d'expos). Notre objectif : atteindre prochainement les 1 000 - 1 200 membres. " A. D. UN DOSSIER DE XAVIER ATTOUT, ANNABELLE DUAUT, FERNAND LETIST ET MARIE-ÈVE REBTS, COORDONNÉ PAR PHILIPPE BERKENBAUM