1. Après Fortis et Dexia, d'autres banques pourraient-elles plonger par effet de contagion ?

Tous les acteurs du dossier espèrent que non. L'intervention de l'Etat vis-à-vis de Fortis et de Dexia vise justement à restaurer la confiance à l'égard de tout le secteur financier. " Nous ne sommes pas dans un scénario catastrophe où toutes les banques seraient menacées ", insiste Fabienne Maes, analyste financière en chef chez Test-Achats. Mais la suite des événements dépendra de la façon dont les consommateurs réagissent et retirent, ou non, leurs économies de leur banque de référence.
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Tous les acteurs du dossier espèrent que non. L'intervention de l'Etat vis-à-vis de Fortis et de Dexia vise justement à restaurer la confiance à l'égard de tout le secteur financier. " Nous ne sommes pas dans un scénario catastrophe où toutes les banques seraient menacées ", insiste Fabienne Maes, analyste financière en chef chez Test-Achats. Mais la suite des événements dépendra de la façon dont les consommateurs réagissent et retirent, ou non, leurs économies de leur banque de référence. Avec prudence. Mais tout est question de robustesse financière. Dans un marché boursier qui ne se conduit plus de manière raisonnée et qui effectue le grand plongeon, le détenteur d'un portefeuille d'actions déguste forcément. S'il en a les moyens, mieux vaut faire le gros dos, en restant à l'affût de la bonne affaire à saisir. " L'investisseur peut profiter des rebonds prévisibles du marché pour acheter des valeurs industrielles aujourd'hui massacrées mais de qualité, qui lui permettront de réajuster son portefeuille ", conseille un analyste financier. Le tout en faisant preuve de discernement, afin de choisir des secteurs solides... autres que financiers. A moins d'avoir un goût du risque prononcé. Quant à celui qui s'aventurerait à spéculer à court terme avec un espoir rapide de gain, " dans un marché aussi volatile, ses chances de pertes équivalent à ses chances de gain ". Pas forcément. Mais, comme le relève Budget-Hebdo, la hausse du prix du loyer de l'argent sur le marché interbancaire va se faire sentir. Plus cher, le crédit devrait aussi être plus rare. Les banques vont se montrer nettement plus frileuses dans l'octroi de crédits, notamment hypothécaires. Pour Budget-Hebdo, " malgré le statu quo des taux directeurs, de nombreux ménages devront payer plus cher leur crédit hypothécaire ". Fabienne Maes, de Test-Achats, précise : " Il est réaliste de penser que les conditions pour accéder à un crédit vont se durcir mais cela n'a rien à voir avec le cas Fortis. C'est lié à la crise financière et au fait que les capitaux circulent moins facilement. " Le manque actuel de fonds propres des banques, lié à la crise de solvabilité, poussera les établissements à modérer leurs ardeurs à l'égard du candidat emprunteur. Dexia et Fortis, les banques les plus mal loties aujourd'hui, sont logées à la même enseigne que le reste du secteur financier. Même si, relève-t-on, " l'intervention financière décidée par l'Etat devrait leur faciliter l'octroi de crédits ". Non. " Il n'y a pas de raison que les taux appliqués diminuent ", estime Fabienne Maes. Un analyste financier confirme le pronostic, mais avec un bémol : " Les banques vont inciter les épargnants à maintenir leurs dépôts. Elles feront donc tout pour retenir leurs clients mais elles n'ont pas énormément de moyens financiers pour le faire. "Dans la situation actuelle, où aucune banque n'est en faillite, non. Si une faillite devait intervenir, les comptes à vue, les comptes d'épargne, les comptes à terme, les bons de caisse et les obligations en euro et en devises étrangères de l'Union européenne seraient garantis aux épargnants à concurrence de 20 000 euros par personne et par banque. Ne sont, en revanche, pas concernés par cette garantie : les bons de caisse et les obligations au porteur ou subordonné. Ce dédommagement est assuré par le Fonds de protection des dépôts et des instruments financiers, que les banques belges alimentent à concurrence d'environ 20 millions d'euros par an. Ils restent à tout moment la propriété de l'épargnant, même en cas de faillite. S'il y a eu utilisation frauduleuse, par la banque, de titres déposés sur un compte-titres, l'épargnant bénéficie d'une protection supplémentaire de 20 000 euros. Non. Le contrat doit être honoré, quoi qu'il arrive. Oui. Comme les particuliers, elles seront victimes de l'assèchement du crédit causé par les problèmes du secteur financier. Les entreprises devront donc payer plus cher leur appel au crédit, les banques ayant tendance à augmenter leurs marges en raison de problèmes de liquidités. L'action Fortis est très risquée. Sa valeur dépend, pour l'essentiel, du prix auquel elle parviendra à revendre ABN Amro. " Nous ne conseillons même plus aux spéculateurs d'acheter ce titre, précise Fabienne Maes. Quant à ceux qui en détiennent déjà, ils peuvent les conserver s'ils acceptent le risque de subir de fortes fluctuations de cours ou d'attendre longtemps pour recouvrer leur mise. " De toute façon, ils n'ont pas trop le choix : il est un peu tard pour vendre ! Le Fonds de protection des dépôts ne couvre pas ce type de produit. Mais, en cas de problème, les clients bénéficient d'un privilège qui leur permet d'être indemnisés prioritairement sur les actifs des compagnies. Quant aux produits d'assurance (les " non-vie "), ils ne paraissent pas, à ce stade, devoir être affectés par la crise financière. Il n'y a pas de raison, à l'heure actuelle, pour que les primes des assurances habitation et auto soient revues à la hausse. La hauteur des primes dépend en effet du risque à couvrir. Non. Actuellement, on trouve quelque 765 millions d'euros dans ses coffres, soit une somme suffisante pour dédommager les épargnants d'une banque petite ou moyenne qui serait, à un moment, acculée à la faillite. Pour peu qu'une des grandes banques du pays (Fortis, ING, Dexia, KBC) se retrouve dans le pétrin, le Fonds de garantie devrait rapidement déclarer forfait. Mais l'Etat prendrait alors le relais. Non. Les épargnants qui ont des dépôts sont remboursés en premier lieu, au même titre que les autres créanciers. Ensuite seulement, les détenteurs d'obligations et d'actions sont dédommagés. Ils risquent donc bien de ne jamais l'être totalement. L'épargnant qui choisit de répartir son épargne entre plusieurs institutions, en la limitant à 20 000 euros, multiplie d'autant la couverture du Fonds de garantie : il pourrait ainsi, en cas de problème, bénéficier plusieurs fois de l'indemnisation de 20 000 euros. Le raisonnement vaut surtout pour les plus petites institutions, qui ont les reins financiers moins solides. Recourir aux services d'une banque étrangère peut s'avérer intéressant également : le plafond de couverture est plus élevé en France, par exemple (70 000 euros). Par ailleurs, l'Etat risque de voler plus facilement au secours d'une grande institution bancaire que d'un petit établissement, susceptible de disparaître de l'échiquier sans provoquer de raz de marée pour l'économie du pays. La Banque de la Poste, contrôlée à parts égales par La Poste (service public) et Fortis Banque, n'est ni plus ni moins sûre qu'une autre institution bancaire. Elle est soumise aux mêmes contraintes et aux mêmes règles de gestion. Dans tous les cas, retirer ses avoirs de chez Fortis ou Dexia ne ferait que renforcer la crise. C'est probable, à moyen terme. Alors que les services offerts par les banques et les tarifs proposés aux clients (comptes, cartes bancaires, retrait de billets, etc.) sont régulièrement montrés du doigt en Belgique, la débâcle financière ne devrait pas inciter les établissements à davantage de générosité. " Il est très difficile de savoir ce que nous réservera l'avenir ", dit-on à la Fédération du secteur financier belge (Febelfin), qui donne rendez-vous d'ici à un an ou deux pour un bilan qui ne s'annonce pas réjouissant. " A priori, il n'y a aucune raison que la qualité des services bancaires souffre de ce qui se passe aujourd'hui, estime un analyste financier. En matière de tarification, en revanche, le contrecoup pourrait se manifester d'ici à huit ou neuf mois. Les banques seront tentées de se refaire une santé financière en augmentant leurs revenus, au travers notamment de la tarification de leurs services. "Il est difficile de tirer des plans sur la comète. Il est vrai qu'on constate un écart énorme entre la sphère financière et la sphère de l'économie réelle, comme s'il s'agissait de deux mondes parallèles. Pour l'instant, l'écroulement des banques n'a pas d'impact sur l'activité économique. Mais cela va-t-il durer ? Peu probable. Certains analystes avouent, en privé, qu'ils ne voient pas comment l'économie réelle pourrait être plus longtemps préservée. Il y aura, disent-ils, d'inévitables dégâts. La crise financière risque, en effet, de se traduire par un durcissement des conditions de crédit, ce qui affectera la consommation des ménages et l'investissement des entreprises, deux composantes essentielles à la croissance. Or, en Europe, la croissance n'est déjà pas folichonne. Le taux de chômage pourrait bientôt augmenter. On pourrait penser que non, vu le spectaculaire recul du prix du baril de pétrole. De manière générale, après une spéculation effrénée, les cours des matières premières connaissent une accalmie. Ce qui devrait influencer la baisse des prix des produits alimentaires. Pourtant, en septembre, le taux d'inflation a encore légèrement augmenté et semble contaminer tous les secteurs de l'économie. En fait, les entreprises répercutent la hausse de leur facture énergétique sur leurs prix. Pour renverser cette tendance, les banques centrales devraient augmenter les taux d'intérêt directeurs. Difficilement concevable en pleine crise financière ! Quelque 6 milliards d'euros : tel est le prix que le gouvernement belge devra payer pour le sauvetage de Fortis (4,7 milliards d'euros) et de Dexia (1 milliard d'euros). Sans compter l'apport des trois Régions (1 milliard d'euros), elles aussi appelées au chevet de Dexia - la " banque des communes " - la contribution des " investisseurs institutionnels belges " (holding Arcofin, assureur Ethias) et l'argent mis sur la table par la France et le Luxembourg. Où l'Etat fédéral, dépeint comme exsangue, va-t-il dénicher cet argent ? Ne tournons pas autour du pot : il lui faudra emprunter. Théoriquement, c'est la Société fédérale de participations et d'investissements (SFPI), aux mains de l'Etat, qui doit réaliser l'opération. En réalité, c'est l'administration de la Trésorerie, qui traite les dépenses et les recettes de l'Etat, qui a prêté l'essentiel de la somme. En passant par ce biais, les charges d'intérêt sont légèrement moins élevées que lors d'un emprunt sur le marché bancaire. Sans aucun doute. Actuellement, notre dette publique atteint quelque 300 milliards d'euros. Soit 85 % du PIB, c'est-à-dire l'ensemble des richesses produites chaque année en Belgique (350 milliards d'euros). Si l'Etat devait emprunter la totalité de la somme qu'il s'est engagé à apporter à Fortis et à Dexia, la dette augmenterait, d'un coup, de 1,6 %. Ce n'est pas dramatique... Notons que, même si cela peut paraître paradoxal, l'augmentation de la dette ne signifie pas augmentation du déficit public. En effet, les opérations de vente et de prise de participations n'entrent pas en ligne de compte pour le calcul du déficit public des Etats membres de l'Union européenne. Et puis, l'opération est pour l'Etat un investissement dans les deux établissements. Donc, elle n'est théoriquement pas à fonds perdus puisqu'il peut espérer en retirer, plus tard, un dividende... Pour en juger, il suffit de se rappeler qu'en 1990 la dette publique flirtait encore avec les 140 % du PIB. Et personne n'en est mort. Au Japon, le montant de la dette publique est proportionnellement le double de nôtre. " Dans la conjoncture économique actuelle, une augmentation de la dette publique ne constitue évidemment pas un signal positif, admet Etienne de Callataÿ, Chief Economist à la Banque Degroof. Elle pourrait, effectivement, avoir un effet négatif sur les taux d'intérêt réclamés aux pouvoirs publics belges. " A ce stade, cette menace est encore à mettre au conditionnel. " Il faudra voir, dans les jours prochains, si l'écart entre les taux d'intérêt payés par l'Allemagne et ceux payés par la Belgique, se creuse. Si ce devait être le cas, on pourra en conclure que la Belgique inspire désormais moins confiance aux investisseurs. Si les pouvoirs publics décident de " neutraliser " leur emprunt pour éviter que la dette augmente de manière structurelle, il faudra bien trouver des compensations : dans ce cas, on peut s'attendre à une augmentation des impôts. Ou, du moins, à un coup d'arrêt au processus de diminution de la pression fiscale engagé ces dernières années. A moins qu'on ne sabre dans les dépenses publiques. Si on ne procède pas de la sorte, la charge d'intérêts annuelle de la dette augmentera dès 2009, et ce à concurrence d'au moins 200 millions d'euros. Ce sont donc les ménages qui, finalement, régleront l'opération publique. En théorie, la facture finale à payer devrait être moins élevée que les sommes injectées au départ : l'Etat compte bien, un jour, pouvoir revendre ses participations chèrement acquises dans les banques en perdition, en touchant au passage quelques dividendes. " Mais il y a aussi un risque que ce montant soit totalement ou en partie perdu ", a prévu, prudent, Didier Reynders. L'Etat tire Dexia d'un fort mauvais pas et les communes respirent. Elles avaient toutes les raisons de craindre que les ennuis de la banque de référence des pouvoirs locaux ne rejaillissent sur leurs finances. " Le présent est sauvé, l'avenir est préservé, se réjouit-on à l'Union des villes et communes de Wallonie (UVCW), la capacité de prêt de la banque est garantie à court, à moyen et à long termes. " Président de l'UVCW et bourgmestre de Thuin, Paul Furlan (PS), redoutait un assèchement des ressources de Dexia : " Un manque de liquidités ne lui aurait plus permis de répondre à nos demandes de prêts pour financer à des conditions acceptables des investissements tels que routes, bâtiments, etc. "Le dividende attendu par les communes en 2009 (via le holding communal, détenteur des parts des communes belges dans Dexia) sera sans doute affecté par les déboires de la banque : ceinture pour les communes... Seront-elles tentées de combler ce manque à gagner en taxant davantage leurs administrés ? Paul Furlan ne le pense pas, estimant que les communes réduiront plutôt leurs investissements. Chaque année, l'Etat belge devrait alimenter un " Fonds de vieillissement " - une épargne forcée -, censé amortir les effets du vieillissement de la population, c'est-à-dire l'augmentation du coût des pensions que celui-ci entraînera dès 2015. Si l'on en croit les experts, l'évolution démographique " mangera " chaque année quelque 4 % supplémentaires du PIB d'ici à 2030, et près de 6 %, ensuite. La seule façon d'amortir le choc serait de réaliser, annuellement, un important surplus primaire, de façon à constituer des réserves que l'on garderait bien au chaud dans ce fameux Fonds de vieillissement, à l'abri de toutes les convoitises. Mais, depuis quelques années, c'en est fini des bonnes résolutions : la tirelire n'est plus alimentée ; le budget de l'Etat atteint péniblement l'équilibre, au prix de contorsions budgétaires relevant de la prestidigitation. L'actuelle tourmente financière n'est évidemment pas de nature à améliorer la situation budgétaire : ce n'est pas maintenant, donc, que l'Etat se mettra à épargner. Par conséquent, oui, le paiement des pensions est menacé, en théorie du moins. En pratique, les pouvoirs publics trouveront le moyen d'honorer la facture. A défaut, la Belgique serait mise au ban des Etats démocratiques. Mais ceci n'a rien à voir avec les derniers soubresauts financiers et l'opération de sauvetage de Fortis et de Dexia. Il en va autrement, en revanche, des pensions des " deuxième et troisième piliers " : ces placements sont souvent moins sûrs et pourraient donc pâtir de la crise actuelle. La CBFA, l'autorité belge de contrôle des banques et des compagnies d'assurances, n'a apparemment rien vu venir. Comment expliquer un tel aveuglement, malgré le rachat imprudent et controversé d'ABN Amro par Fortis, fin 2007 ? Depuis le mois de juin dernier, la société Deminor, qui défend les intérêts des petits actionnaires, a prévenu la CBFA, à plusieurs reprises : selon Deminor, la communication de Fortis était devenue très problématique. " Il y avait un malaise certain qu'on pouvait déceler depuis longtemps, confirme Robert Wtterwulghe, professeur d'économie à l'UCL. Le problème est que la CBFA, censée être un organe indépendant, est devenue politisée à l'extrême. Il y aurait lieu de réaliser un audit sérieux pour déterminer les raisons qui ont empêché de prévenir la chute de Fortis. " Un analyste financier, qui souhaite garder l'anonymat, estime, lui, qu'il est trop facile de tirer sur l'arbitre. " Vous n'imaginez pas l'importance de la pression du lobby bancaire, à tous les niveaux, pour freiner toute forme de régulation. Dans ce contexte, la tâche de la CBFA n'est pas évidente. "Très critiquées depuis la crise des subprimes, les agences indépendantes (Moody's, Standard & Poor's, Fitch...) sont censées apprécier la solidité financière, en particulier la solvabilité, des entreprises, notamment celles cotées en Bourse. Elles évaluent donc le risque pris par les investisseurs. Leurs analyses débouchent sur une notation qui va de AAA (la plus élevée) à D (la plus basse). Le 19 septembre, Fortis était encore notée A par Moody's, ce qui signifie " risque faible ". Le hic est que ces agences sont financées par les entreprises qu'elles notent. Un peu comme si on demandait à Gargamel de veiller à la sécurité des Schtroumpfs... Même si elles pressentaient la dégringolade, ces agences auraient-elles scié la branche de l'arbre sur laquelle elles sont assises ? Quelques Cassandre ont brandi le carton rouge depuis belle lurette. En vain. Cette fois, ça y est. Il y a une belle unanimité pour réclamer davantage de régulation. Même les présidents George Bush et Nicolas Sarkozy, qui incarnent un libéralisme décomplexé, prônent des instruments de contrôle plus draconiens pour mieux contenir la folie boursière. Ouf ! Mais à quel niveau faut-il prévoir une meilleure régulation ? L'Union européenne a permis aux banques d'avoir des activités transeuropéennes. Mais les organes de contrôle sont restés nationaux. Il paraît urgent de remédier à cette aberration. Cela dit, mettre sur pied un gendarme européen du marché financier ne sera pas une mince affaire. Cela semble peu probable. En gros, il existe deux types de riposte possible de la part des actionnaires minoritaires. 1. L'action minoritaire, soit une action en responsabilité civile contre le conseil d'administration de la banque. Si les plaignants gagnent, les dédommagements seront versés à la banque elle-même. Qui va supporter une telle procédure pour le bien de tous ? Le seul précédent connu pour une société cotée en Bourse est celui de l'entreprise textile Picanol, en 2004. 2. Une action en responsabilité civile personnelle. Ici, les éventuels dédommagements tombent dans la poche du plaignant. Mais ce dernier doit prouver un acte illicite dans le chef du patron, hors l'exercice de son mandat. C'est exceptionnel. Autant dire que les patrons de Fortis et de Dexia ne risquent pas grand-chose, même si Deminor, qui défend les petits actionnaires, n'exclut aucune action pour le moment. Th.D., P. Hx., I. Ph. et L.v.R.