LYON: Labyrinth of Memory

En parfaite symbiose avec l'architecture industrielle de la Sucrerie, Chiharu Shiota propose aux visiteurs une immersion dans un univers arachnéen fait de 600 kilomètres de fil noir au c£ur duquel 16 robes blanches sont reliées les unes aux autres par de longs et souples lais de coton. Silence, menace, fragilité et menace.
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En parfaite symbiose avec l'architecture industrielle de la Sucrerie, Chiharu Shiota propose aux visiteurs une immersion dans un univers arachnéen fait de 600 kilomètres de fil noir au c£ur duquel 16 robes blanches sont reliées les unes aux autres par de longs et souples lais de coton. Silence, menace, fragilité et menace. La Sucrière, 49-50, quai Rambaud, à Lyon. Jusqu'au 31 juillet. www.lasucriere-lyon.comCofondateur du mouvement Cobra en 1948, Asger Jorn (1914-1973) en est le peintre essentiel. Des bestiaires aussi hauts en pâtes que fulgurants et colorés jusqu'aux fluidités lumineuses de la fin, la rétrospective en 80 numéros se nourrit presque exclusivement de prêts venus des pays scandinaves. Un must. Fondation de l'Hermitage, 2, route du Signal, à Lausanne. Jusqu'au 21 octobre. www.fondation-hermitage.ch Du XVIIIe siècle à nos jours, l'exposition brasse, tour à tour, les mythologies de l'amour, ses manières (entre amour courtois et galanterie), le quotidien des attentions et des caresses, les petits mots et les imageries populaires. Boucher, Fragonard, Courbet, Ingres, Picasso, Chagall, Cocteau, Monory, Pierre et Gilles ou encore Doisneau, Lartigue, Brassaï. 350 £uvres. Palais Lumière, quai Albert Beson à Evian. Jusqu'au 23 septembre. www.ville-evian.fr Si les rencontres photographiques naissent de l'enthousiasme des années 1968, l'Ecole nationale de photographie d'Arles fit partie des projets Mitterrand. Après trente ans d'existence et tant et tant de créateurs formés, l'heure était au bilan. Avec un hommage à l'agence Magnum, voilà le c£ur de l'événement 2012. De belles surprises au fil des 60 expos proposées à travers la cité. Nous en avons retenu deux : Sophie Calle (du 2 juillet au 2 septembre dans la chapelle de Méjean), avec une série de photos d'hommes et de femmes devenus aveugles qui expliquent leur dernière vision. Puis six vidéos avec d'autres rencontres. Cette fois, des Turcs qui voient pour la première fois la mer. L'autre expo (au palais de Luppé jusqu'au 23 septembre) propose le travail de jeunes photographes autour de petits bonheurs simples. Coup de c£ur pour la série proposée par Julien Dumas. Les images de fleurs proposées par quatre géants de la photographie (Araki, Den Hollander, Brihat, Friedlander) et un peintre photographe (Traquandi) visitent divers aspects de nos rapports au végétal. Entre l'émerveillement, l'élégance, les connotations sexuelles ou la fascination pour la métamorphose, la translucidité, la couleur électrique ou la somptuosité du noir et du blanc, les 90 tirages et 10 dessins éblouissent. Pavillon populaire, Esplanade Charles de Gaulle à Montpellier. Du 12 juillet au 25 octobre. www.montpellier.fr Profitant de prêts du musée Picasso (Paris), l'exposition se propose de suivre la créativité du maître espagnol depuis son arrivée à Vallauris en 1947 jusqu'à ses dernières années à Mougins. L'occasion aussi de découvrir des £uvres rarement montrées comme sa collaboration avec le photographe André Villers entre 1954 et 1961. Centre d'art La Malmaison, 47, bd de la Croisette, à Cannes. Du 1er juillet au 30 septembre. www.cannes.com La rétrospective, en trois temps, démarre avec les premières £uvres, des objets présentés tels quels. On rejoint vite la suite, l'étrange et le kitsch. Réalisés en porcelaine ou en verre miroir, peints ou au naturel puis en acier inoxydable, les thèmes évoluent peu à peu vers le monde de l'enfance et de l'adolescence. Ludique. Fondation Beyeler, 101, Baselstrasse, à Bâle. Jusqu'au 2 septembre. www.beyeler.com Il a perdu ses parents à Auschwitz. Elle a les siens collectionneurs (Van Gogh, Picasso, Matisse). Après leur mariage, Werner et Gabrielle Merzbacher achètent à leur tour. La découverte d'une £uvre de Schmidt-Rottluff (un expressionniste allemand des années 1910) donne un sens à leur passion : la couleur. Au menu de cette très secrète collection (l'une des plus belles du monde, dixit le New York Times) : tous les grands coloristes du XXe siècle depuis Cézanne jusqu'à Sam Francis. Fondation Gianadda, 59, rue du Forum, à Martigny (Suisse). Jusqu'au 25 novembre. www.gianadda.chDe Daumier à Fautrier, les peintres ont parfois fait le détour par le modelage ou la taille. Les raisons sont diverses mais, à chaque fois, ce pas de côté eut des conséquences sur la peinture. Parfois même, il fut à l'origine de l'essentiel. On songe à Daumier, Matisse, Picasso. Musée de l'Annonciade, place Grammont, à Saint-Tropez. Du 7 juillet au 8 octobre. www.saint-tropez.frL'art est une affaire essentielle qui ne se fait pas en tenue de ville. " L'artiste (1930-1986) qui écrivait ces lignes a effrayé ses pairs et ses admirateurs. Fin lettré, grand connaisseur de l'art ancien et habile peintre, il aurait pu... mais il aimait déjouer les pièges tendus : " Vous êtes fou, Gasiorowski, il faut vous ressaisir. " Il ne viendra au plaisir de peindre qu'aux ultimes années de sa vie. Fondation Maeght, 623, chemin des Gardettes, à Saint-Paul-de-Vence. Jusqu'au 30 septembre. www.fondation-maeght.com L'incontournable exposition. Marc Quinn dont on découvre le dernier autoportrait, une sculpture de glace réalisée avec son propre sang, propose un véritable va-et-vient entre une soixantaine de ses propres £uvres et les collections océanographiques. Art et sciences, main dans la main, s'émerveillent et s'interrogent sur l'origine de la vie, la mort. On croise des £uvres en bronze peint, souvent monumentales comme l'orchidée rouge ou le bébé de 6 tonnes posé en apesanteur devant le musée et de grandes peintures aux allures de pupilles planétaires. Musée océanographique, avenue Saint-Martin, à Monaco. Jusqu'au 15 octobre. www.oceano.mc GUY GILSOUL