Le Dernier Empereur fut en 1987, avec ses neuf Oscars et son succès planétaire, le sommet de sa carrière mais aussi s...

Le Dernier Empereur fut en 1987, avec ses neuf Oscars et son succès planétaire, le sommet de sa carrière mais aussi son chant du cygne. Car on ne retiendra plus grand-chose de la suite, alors qu'on reviendra toujours aux oeuvres marquantes des premiers temps, quand Bernardo Bertolucci signait d'affilée, entre 1970 et 1975, La Stratégie de l'araignée, Le Conformiste (son chef-d'oeuvre), le sulfureux Dernier tango à Paris et l'épique 1900. S'y exposaient admirablement les deux éléments porteurs de son cinéma : la politique ancrée dans l'histoire et une sensualité très particulière.