Jordan n'a qu'un mot à la bouche, qu'il lâche avec des yeux pétillants: "Le fric!" C'est une véritable obsession. "Je voudrais devenir très riche", avoue cet adolescent de 17 ans dont le passé de délinquant est déjà lourd. Vols de voitures, agressions, trafic de drogue. "Si j'étais riche, je construirais un château pour les enfants qui n'ont pas de famille. J'ai commencé à suivre des cours de maçonnerie."
...

Jordan n'a qu'un mot à la bouche, qu'il lâche avec des yeux pétillants: "Le fric!" C'est une véritable obsession. "Je voudrais devenir très riche", avoue cet adolescent de 17 ans dont le passé de délinquant est déjà lourd. Vols de voitures, agressions, trafic de drogue. "Si j'étais riche, je construirais un château pour les enfants qui n'ont pas de famille. J'ai commencé à suivre des cours de maçonnerie."Retiré dès la naissance à ses parents, qui n'étaient pas encore majeurs à l'époque, Jordan est tout de suite tombé dans l'engrenage. Il a vécu, comme un nomade, entre le home, l'internat, sa famille qu'il n'a côtoyée qu'épisodiquement, la rue, les Institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ) et même la prison, où, depuis ses 16 ans, il a fait plusieurs séjours de deux semaines, dans le cadre des mesures provisoires prévues par l'article 53 de la loi de 1965 sur la protection des mineurs. "A l'internat, j'ai appris à voler comme d'autres apprennent à fumer, se souvient-il. Je ne faisais que des conneries. Je fuguais régulièrement. Dehors, je piquais pour m'acheter des fringues." Jordan est perturbé, agité. Il bouge tout le temps, claque sans cesse des doigts, se lève brusquement, se rassied, ne tient pas trente secondes en place. Il a accumulé trop de rancoeurs. Il parle de vengeance contre les "flics", contre sa famille qui l'a délaissé. Aujourd'hui, il voudrait se lancer dans le rap; il écrit des chansons, dont l'une des paroles est particulièrement éloquente: "Je suis révolté pour montrer ma dignité !" Hassan a fait, lui aussi, l'objet de nombreux placements en IPPJ. Mais, contrairement à Jordan, il a une famille. Une mère, surtout, qu'il adore. Il a commencé très jeune son parcours de délinquant, après avoir été renvoyé de l'école parce qu'il avait giflé un professeur. "C'est le système qui m'a tué, dénonce-t-il, pour essayer de se justifier. Pourquoi j'ai foiré ? Pour avoir la belle vie, comme tout le monde. Quand j'avais de l'argent après un casse, je pouvais entrer sans problème dans les boîtes, malgré ma gueule d'Arabe. Il suffisait que j'étale quelques billets devant le nez des portiers." Bien que bon élève, Hassan n'a plus fréquenté l'école depuis deux ans, empêché par ses ennuis judiciaires. A 16 ans, il rêve pourtant d'une vie normale. "Je ne suis pas un martien. Je suis comme les autres, j'ai des émotions, des sentiments, revendique-t-il. Mais les gens m'ont toujours regardé bizarrement, même quand je leur disais bonjour. Partout, je suis étiqueté, considéré d'office comme un voleur, parce que j'ai la peau basanée. On s'en fout de savoir que je suis né en Belgique et que j'ai une carte d'identité belge." Par-dessus tout, Hassan a la haine des "flics", des contrôles incessants et humiliants, des arrestations brutales. "Avec les keufs, c'est la guerre ! Je les mets tous dans le même sac parce qu'ils font la même chose avec "nous"." Il espère néanmoins "se ranger", réussir à l'école, ne plus se laisser entraîner par sa "bande" de copains. Depuis qu'il a franchi le cap des 16 ans, il sait qu'au prochain faux pas le juge de la jeunesse pourra se dessaisir de son dossier et le renvoyer au parquet. Ce qui signifie une comparution devant le tribunal correctionnel et probablement... la prison. Roland a le même âge et éprouve la même crainte lucide face à cette épée de Damoclès. "Si le juge se dessaisit de mon dossier, je suis foutu !" reconnaît-t-il. Un de ses oncles se trouve derrière les barreaux, il ne veut pas le rejoindre. Ici, aussi, l'engrenage paraît classique: décrochage scolaire, errance en rue, enlisement dans une bande, appât de l'argent facile. "J'ai fait mes premiers coups après avoir bu de l'alcool. Ca me permettait de dépasser la peur." Aîné d'une famille de trois enfants, Roland n'a jamais vraiment connu la privation; il reçoit même de l'argent de poche de ses parents. Mais il lui a toujours fallu davantage, "pour acheter du shit, des bouteilles, des vêtements de marque, un GSM, sortir avec les filles". Pour paraître, être reconnu. Son dernier méfait: un home-jacking. Il sait qu'il a été trop loin, cette fois. Même s'il ne semble pas trop croire en l'avenir, il espère s'en sortir, devenir charpentier. "C'est un métier qui paye bien ! Et puis, si je trouve un boulot, je ne traînerai plus en rue. Je ne serai plus tenté." Parents absents, scolarité difficile, exclusion sociale, mauvaises rencontres, obsession de l'argent, besoin d'exister et d'être respecté dans une société où l'on est vite stigmatisé, et la violence comme moyen d'expression: le triste parcours de Jordan, Hassan et Roland ressemble à tant d'autres. Ces trois jeunes font partie du bon millier de délinquants mineurs pris en charge, cette année, par les IPPJ de la Communauté française. Comment en sont-ils arrivés là ? Il n'existe pas de réponse simple, unique. Depuis plusieurs décennies, la délinquance juvénile hante les responsables politiques, les magistrats, les intervenants sociaux, les sociologues, les criminologues. Leurs discours sont souvent divergents, d'autant qu'en Belgique il est impossible de se baser sur des chiffres précis et exhaustifs. La délinquance des mineurs augmente-t-elle ? Ou, au contraire, diminue-t-elle ? Aucun instrument scientifique ne permet de le dire (lire encadré p. ?). Nous devrons donc nous contenter des impressions des acteurs de terrain que nous avons rencontrés. Les différents constats subjectifs vont, cependant, plutôt dans le même sens. "Je ne pense pas qu'il y ait eu, ces dernières années, une augmentation du nombre de délinquants mineurs", reconnaît Jacqueline Devreux, substitut au parquet "famille/jeunesse" de Bruxelles. Pour sa part, Jean-François Velge, juge de la jeunesse à Bruxelles, avoue que "depuis deux ans, le nombre des dossiers de délinquance a très légèrement baissé". Au cabinet de Nicole Maréchal, la ministre (Ecolo) de l'Aide à la jeunesse à la Communauté française, on affirme que les chiffres ont diminué entre 1994 et 1997, avant de connaître une stagnation. La plupart de nos interlocuteurs nuancent néanmoins très vite leur appréciation, à première vue rassurante, en pointant de nouvelles formes de délinquance inquiétantes, brutales et organisées. "Nous rencontrons des mineurs de plus en plus jeunes, auteurs d'actes de plus en plus violents, explique le juge Velge. Un exemple récent: lors d'un week-end où j'étais de garde, j'ai auditionné cinq jeunes qui avaient roué de coups une personne dans la rue. Parmi les cinq agresseurs, trois n'avaient que 12 ans !" "Que ce soit des abus sexuels par des mineurs de 11-12 ans ou des arrachages de sacs par des ados de 13-14 ans, je suis amené, depuis quelques années, à défendre de plus en plus de délinquants très jeunes qui commettent des faits très graves, confirme Amaury de Terwagne, qui dirige l'ASBL "Avocats des jeunes". Mais cela reste tout de même une très petite minorité. Par ailleurs, l'augmentation de ce type d'affaires peut être aussi le résultat de méthodes policières plus répressives. Quand on parle de violence, il faut tenir compte d'un ensemble d'éléments." Au parquet "famille/jeunesse" de Bruxelles, on se montre plus alarmant. "Nous sommes surtout confrontés, depuis plusieurs années, à une violence extrême de la part de jeunes Africains noirs, déplore Jacqueline Devreux. Certains se promènent en rue, dès l'âge de 12 ou 13 ans, avec des couteaux, des haches ou des scies. Il faut bien sûr éviter les généralités et souligner que cela ne concerne que quelques individus. Il s'agit cependant d'un phénomène préoccupant. D'autant que ces mineurs africains auxquels nous avons affaire n'entrent pas dans la délinquance progressivement, selon un schéma classique. Ce qui nous laisserait encore le temps de réagir. Non, ils tombent dedans directement sans prévenir. La plupart font partie de bandes organisées très structurées, qui peuvent avoir des ramifications dans d'autres villes belges, voire jusqu'en France, et qu'on intègre après un baptême du feu, c'est-à-dire après avoir commis un délit grave. Comme participer à un viol collectif, dans certains cas." Ces bandes, qui s'affublent de patronymes dignes de gangs du Bronx - "Black demolition", "Black wolves", "Black delta destruction" - ou de noms liés à un territoire, comme les "1090", à Jette, ou les "New Berchem's", à Berchem Ste-Agathe, sont très nuisibles, car elles développent une stratégie de recrutement particulièrement efficace. Et vouloir en sortir peut s'avérer risqué: c'est parfois une question de vie ou de mort... Les bandes organisées ! Le mot fait peur. Il est l'objet de beaucoup de fantasmes collectifs et correspond, dans le même temps, à une certaine réalité. Il faut pourtant distinguer les bandes organisées - ce qu'on appelle, en langage juridique, les associations de malfaiteurs, stables, structurées, hiérarchisées et agissant de manière préméditée autour d'un projet de violence - des bandes de jeunes ordinaires. Ces dernières sont spontanées, opportunistes, souvent de très petite taille. Elles répondent davantage à la définition sociologique du groupe, où l'émulation et la pression du nombre jouent un rôle moteur. Et elles peuvent, selon les circonstances, commettre des actes délinquants. "Les bandes de jeunes ont toujours existé, explique Dominique Defraene, criminologue à l'ULB. Faire partie d'une bande constitue même, en dehors du champ de la délinquance, une expérience, une culture naturelle propre à l'adolescence. Une expérience à la fois valorisante et sécurisante pour beaucoup de jeunes en quête de repères et d'identité. Il est donc logique que la délinquance juvénile se développe principalement à l'intérieur de groupes. Les discours réducteurs et simplistes sont pernicieux. En diabolisant les bandes de jeunes, ce sont les jeunes en général qu'on montre du doigt. On finit par faire des jeunes une classe dangereuse." Cela dit, il ne faut pas nier l'existence de bandes organisées stricto sensu. Celles-ci sévissent essentiellement dans les grandes villes comme Bruxelles, Anvers, Charleroi, Liège. Dans certains quartiers, elles se montrent très dévastatrices. Mais, comparativement aux bandes spontanées, occasionnelles, elles sont peu nombreuses (quelques dizaines) et même, selon les responsables judiciaires que nous avons interrogés, en légère régression. Un fait d'ailleurs significatif: la section "bandes organisées" du parquet de Bruxelles a été récemment rebaptisée section "bandes urbaines". Une bande urbaine n'est pas forcément organisée. Les 80 groupes épinglés par cette section, pour le territoire de la capitale, ne répondent pas tous à la définition d'association de malfaiteurs. Loin s'en faut. En outre, au niveau de la délinquance urbaine, on différencie généralement le noyau dur et les "suiveurs". Selon Michel Nolet, qui, au parquet de Bruxelles, est le substitut de référence auprès de la 50e chambre du tribunal correctionnel (justice accélérée) pour les dossiers de dessaisissement des mineurs de plus de 16 ans, sur 1 027 jeunes délinquants repérés à Bruxelles, 158 font l'objet d'un traitement prioritaire, c'est-à-dire sont soit des leaders, soit des éléments très actifs. "On ne doit pas minimiser le caractère dangereux d'une partie de la délinquance, mais il faut aussi savoir relativiser, car les amalgames incitent à la psychose, renchérit Defraene. De nombreux responsables politiques, mais également certains magistrats et policiers, utilisent trop souvent le terme de "bande" à tort et à travers. On se trompe de symptômes. Les causes de la violence et de la délinquance ne sont pas liées à l'existence de bandes mais, et ce n'est pas nouveau, sont davantage sociales, psychologiques et, dans le contexte de la société de consommation, culturelles." Tentons, alors, de comprendre. Pourquoi y a-t-il de plus en plus de délinquants très jeunes et très violents ? De par son expérience, Etienne Joiret, psychologue clinicien à l'IPPJ de Braine-le-Château, constate que la violence chez les adolescents est rarement gratuite. "Elle devient un moyen d'expression quand le jeune ne peut plus entrer en contact autrement avec les personnes auxquelles il est confronté, dans sa famille, à l'école et dans la société en général, avance-t-il. S'il n'est pas lui-même respecté, un jeune ne pourra pas respecter les autres. Dans ces conditions, il s'identifie facilement à une bande. La dynamique de groupe et la consommation de substances "désinhibantes", comme l'alcool, les drogues ou certains médicaments, peut alors pousser des jeunes délaissés à commettre des actes transgressifs." On observe, au sein des IPPJ, de plus en plus de mineurs présentant des troubles de la personnalité ou comportementaux sérieux, voire psychiatriques. Bien qu'encore minoritaire, ce phénomène est révélateur d'un manque profond de communication et de reconnaissance.Un sentiment de toute-puissanceLe problème de communication est aussi évoqué par Françoise Digneffe, criminologue à l'UCL, spécialisée dans la sociologie de la jeunesse. "Dans un monde où l'on communique sur tous les modes, les relations individuelles se font de plus en plus rares, remarque-t-elle. Les jeunes sont davantage livrés à eux-mêmes. On leur offre peu de repères solides. C'est très insécurisant pour eux et cela peut expliquer que la délinquance commence plus tôt chez certains qui, faute de barrières, remettent en cause l'autorité bien avant la crise d'adolescence. Ils établissent plus difficilement la frontière entre le bien et le mal, entre l'interdit et le permis. Les viols collectifs en sont une illustration très préoccupante. Les auteurs de ces viols n'ont pas toujours conscience de la gravité de leur acte." Le sociologue français Sebastian Roché, qui a récemment interrogé 2 300 ados de 13 à 19 ans, parle, lui, d'un certain hédonisme de l'acte délinquant. "La délinquance de la société du XXIe siècle est à son image, celle de la recherche de la jouissance immédiate, dit Roché. Le jeune délinquant veut satisfaire rapidement ses désirs qu'il estime légitimes, précisément parce qu'il les éprouve. Il y a aussi le frisson, le plaisir de débarquer à 4 ou 5 mecs dans une foule qui a peur, la sensation d'être celui qui commande. Une sorte de toute-puissance." La violence comme moyen d'expression, la recherche de la jouissance immédiate et d'une identité. Ces constats révèlent un besoin d'exister chez des jeunes qui vivent l'exclusion à différents niveaux. "Les jeunes que nous aidons en IPPJ sont très souvent fragilisés sur le plan familial, social, personnel, note Etienne Joiret. Ils sont eux-mêmes confrontés à la violence, dans leur environnement direct: celle de leurs parents parfois, celle de leur quartier dit "à problèmes", donc stigmatisé; celle de l'école, dont ils se font renvoyer. Et tout cela, à une période de l'existence - l'adolescence - qui, par définition, est déjà perturbée et douloureuse."A cause du fricL'exclusion se vérifie dans les chiffres. Chercheur à l'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC), Charlotte Vanneste dresse une série de constats, dans une étude menée en Belgique sur les décisions de 25 magistrats de parquets et 30 juges de la jeunesse, entre septembre et décembre 1999: parmi les mineurs faisant l'objet d'une décision judiciaire, les jeunes de nationalité ou d'origine étrangère sont surreprésentés; l'absentéisme scolaire est relativement fréquent; on rencontre proportionnellement plus de jeunes qui suivent un enseignement de type non général. Et, plus spécifiquement, au niveau des dossiers du juge de la jeunesse: 41 % font état d'un climat familial dégradé; la proportion de mineurs issus d'une famille ayant déjà fait l'objet d'interventions judiciaires est importante (33 %); près d'une famille concernée sur cinq est confrontée à des problèmes d'endettement ou ne peut subvenir aux besoins du mineur. (1) Mais, ces chiffres étant le produit de l'activité policière, ils ne permettent pas de répondre à question fondamentale: l'exclusion sociale est-elle source de délinquance ou bien les classes défavorisées font-elles l'objet d'une attention plus vigilante des instances policières et judiciaires ? Autrement dit, la police tourne-t-elle plus facilement autour d'un certain type de population, plus visible ? La justice fait-elle une distinction entre la délinquance "de rue" et la délinquance "de salon" ? La sélectivité de l'appareil policier a été étudiée par de nombreux criminologues, dont Lode Walgrave, professeur à la KULeuven (2). Selon ce spécialiste réputé de la criminologie des jeunes, on ne peut établir de lien direct entre la délinquance et la classe sociale. Par ailleurs, il n'est pas correct d'attribuer la surreprésentation statistique de mineurs marginalisés uniquement à la sélectivité policière. Pour Walgrave, l'explication est plus globale: l'accumulation d'expériences négatives (milieu familial disloqué, économiquement et culturellement pauvre, habitation peu confortable dans un quartier délabré, exclusion du milieu scolaire, jobs instables et mal rémunérés, stigmatisation par la justice...) entraîne un risque plus élevé de tomber dans la délinquance. La nuance est importante. "C'est l'organisation de la société qui est en cause, affirme le criminologue. Une partie de la population risque davantage de se retrouver dans une spirale négative, activée par les institutions de la société elle-même. C'est pourquoi on peut parler de vulnérabilité sociétale." Il n'y a pas non plus de relation automatique entre la délinquance et l'origine ethnique. A niveau socio-économique égal, les jeunes allochtones ne commettent pas plus de délits que les jeunes d'origine belge. Si l'on trouve, par exemple, proportionnellement plus de jeunes d'origine marocaine parmi les délinquants, ce n'est pas dû à leur "ethnicité", mais à leur position d'exclusion sociale plus fréquente. "Toutefois, les allochtones pourront plus difficilement éviter la spirale négative, observe Lode Walgrave. Les problèmes d'insertion à l'école seront plus grands. En outre, ils risquent davantage d'incompréhension, de préjugés et même de racisme de la part d'enseignants, d'employeurs potentiels, de la police, aux guichets des administrations, etc." Comprendre la délinquance juvénile est, on le voit, une entreprise complexe. Jordan, lui qui est obsédé par l'argent, pense néanmoins avoir trouvé la solution. "Il faudrait qu'on supprime le fric, assure-t-il avec conviction. S'il n'y avait plus d'argent, il n'y aurait plus de problème ! C'est à cause du fric qu'on a lancé deux avions sur les tours à New York. Les oiseaux, eux, ils n'ont pas besoin de carte de crédit pour vivre et fabriquer leur nid." Naïf, Jordan ?(1) Lire l'article de Charlotte Vanneste dans le Journal du droit des jeunes, du mois de septembre 2001 (2) Lode Walgrave a participé à l'ouvrage collectif Mon délit ? Mon origine, publié aux éditions De Boeck Université (2001) Th.D.