La désormais célèbre Christa Debeck, membre du cabinet Dewael, candidate aux dernières élections communales sur la liste MR-Open VLD d'Auderghem, n'est pas la seule à devoir se faire du souci. Certes, dans son cas, les choses sont relativement claires, bien qu'elle bénéficie de la présomption d'innocence. Avec l'Inspecteur général de la police Luc Closset et son adjoint, Guido Van Wymersch (nouveau chef de la zone de police Bruxelles-Ixelles), elle est au c£ur d'une enquête de la juge d'instruction An Gruwez. La magistrate veut éclaircir les circonstances de la super-promotion de Christa Debeck à l'Inspection générale de la police. ( Le Vif/L'Express du 26 septembre).
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La désormais célèbre Christa Debeck, membre du cabinet Dewael, candidate aux dernières élections communales sur la liste MR-Open VLD d'Auderghem, n'est pas la seule à devoir se faire du souci. Certes, dans son cas, les choses sont relativement claires, bien qu'elle bénéficie de la présomption d'innocence. Avec l'Inspecteur général de la police Luc Closset et son adjoint, Guido Van Wymersch (nouveau chef de la zone de police Bruxelles-Ixelles), elle est au c£ur d'une enquête de la juge d'instruction An Gruwez. La magistrate veut éclaircir les circonstances de la super-promotion de Christa Debeck à l'Inspection générale de la police. ( Le Vif/L'Express du 26 septembre). Le comité permanent de contrôle des services de police, à qui la CSC-Services publics avait dénoncé les faits, n'implique pas le ministre de l'Intérieur, évoquant prudemment un ou plusieurs ex-membres de son entourage susceptibles d'avoir participé à cette nomination. Deux d'entre eux se sont, en quelque sorte, autodésignés, en présentant leur démission, juste avant que le ministre de l'Intérieur ne soit interpellé durement en commission de l'Intérieur de la Chambre. Leur départ a été précipité par la publication, dans la presse flamande, d'un e-mail montrant clairement que les instructions émanaient en droite ligne du cabinet Dewael. Dans un communiqué, Paul Van Tigchelt et Chris Vanderlinden disent être " arrivés eux-mêmes à la conclusion qu'ils n'avaient pas toujours conseillé le ministre de façon judicieuse ". Et Patrick Dewael a sauvé sa tête ! Quant à Chris Vanderlinden, policier fédéral détaché auprès du ministre à la " cellule Budget et personnel ", il aurait bien préparé son avenir. Des affiliés du syndicat majoritaire de la police, le Syndicat national du personnel de police et de sécurité (SNPS), ex-" syndicat Van Keer ", ont attaqué devant le Conseil d'Etat la promotion de ce policier au grade de commissaire divisionnaire. La décision remonte à un arrêté royal du 5 août 2006, avec effet rétroactif au 1er avril 2004 (entraînant un rattrapage de salaire de 25 000 euros, en plus d'une rémunération plus élevée). D'après le SNPS, cet arrêté royal, dont le fondement statutaire serait équivoque, n'aurait jamais été publié au Moniteur... Le Conseil d'Etat s'est déclaré incompétent et l'affaire est toujours pendante devant la Cour constitutionnelle. Mais ce n'est pas tout. Au moins deux autres membres du cabinet Dewael, Fred V. et Greet S., ont également bénéficié de promotions anormales. Formellement, le comité P n'est pas habilité à émettre une opinion sur la gestion d'un cabinet ministériel. Néanmoins, vu la qualité de policier ou de Calog (cadre civil) de ces deux cabinettards, il a demandé un avis au Pr David Renders (UCL). Pour ce spécialiste du droit administratif, également membre du barreau francophone de Bruxelles, la promotion de Fred V. est manifestement exagérée (plus de 40 % d'augmentation), voire illégale. Ce conseiller chargé de la sécurité civile au cabinet Dewael, membre Calog (civil) en congé de la police d'Anvers et faisant fonction de commissaire d'arrondissement adjoint de la province d'Anvers (étiquette Open VLD), n'aurait pas dû être promu par le ministre de l'Intérieur, mais par le conseil communal d'Anvers, dont il dépend encore statutairement. Même topo pour Greet S., " expert " à la police fédérale, d'après son profil Internet. Aux dernières nouvelles, ces collaborateurs de Patrick Dewael, ainsi que leur ex-collègue Christa Debeck, parachutée à l'Inspection générale de la police, jouissent encore de leurs privilèges. Le comité Pavait pourtant indiqué discrètement la voie à suivre : " Il appartient au ministre compétent de décider de maintenir ou non les actes concernés et, le cas échéant, aux juridictions de se prononcer sur leur régularité. " l Marie-Cécile Royen