Inauguré à la fin juin et en passe de se clore bientôt, le festival AntwerpPhoto mérite qu'on s'y arrête, ne serait-ce qu'à l'occasion d'une escapade dans la ville scaldienne. Imaginé en 2018 par Kaat Celis sur le canevas des Rencontres d'Arles, l'événement séduit chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Le ...

Inauguré à la fin juin et en passe de se clore bientôt, le festival AntwerpPhoto mérite qu'on s'y arrête, ne serait-ce qu'à l'occasion d'une escapade dans la ville scaldienne. Imaginé en 2018 par Kaat Celis sur le canevas des Rencontres d'Arles, l'événement séduit chaque année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Le plus? La programmation toujours très pertinente en ce qu'elle épouse les derniers soubresauts d'un médium dont l'histoire est loin d'être écrite. Parallèlement au blockbuster The World of Steve McCurry présenté au Waagnatie, sur lequel tout a déjà été écrit, le parcours livre quelques temps forts. Parmi ceux-ci, il convient de ne surtout pas manquer la double exposition qui prend place dans un bâtiment remarquable du quartier Het Eilandje, le Loodswezen (une perle architecturale dont ce sera la dernière opportunité de le voir dans son état original puisqu'il sera entièrement rénové en octobre). Au rez-de-chaussée, c'est le travail du photojournaliste Jimmy Kets que l'on découvre, talent connu entre autres pour ses contributions au quotidien De Standaard. A l'étage, Iconobelge fait place à une série de photographes belges ayant fait la part belle au portrait: Sébastien Van Malleghem, Vincent Delbrouck, Cédric Gerbehaye, Sanne De Wilde, Stephan Vanfleteren, Nick Hannes, Martine Franck, Jean-Dominique Burton... Enfin, mention pour une première: la série April Fool du Néerlandais Erwin Olaf. Directement inspirées par le lockdown et les règles édictées par les gouvernements afin de juguler l'épidémie, ses images métaphoriques passent notre monde au vitriol.