Le syndrome du " sacrifié " Gallimard a encore frappé. Paru (très) discrètement à la fin août en " Blanche ", face à tant de titres plus médiatiques, et complètement boudé des listes de prix, Le Cénotaphe de Newton compte pourtant parmi les romans les ...

Le syndrome du " sacrifié " Gallimard a encore frappé. Paru (très) discrètement à la fin août en " Blanche ", face à tant de titres plus médiatiques, et complètement boudé des listes de prix, Le Cénotaphe de Newton compte pourtant parmi les romans les plus ambitieux et aboutis de cette rentrée. Nous baladant entre la Révolution française et le début du xxie siècle, Dominique Pagnier fait se croiser au fil de ces quelque 600 pages un architecte des Lumières rêvant de construire un monument en hommage au célèbre physicien, un grand décorateur de théâtre, un enseignant français et un officier particulièrement salopard de la Stasi - entre autres personnages. L'auteur compose ainsi une grande nébuleuse d'intrigues pour brasser les mouvements de l'histoire germanique et brosser un portrait tout en nuances de ce " monde révolu et mystérieux que fut la RDA ". Le Cénotaphe de Newton, par Dominique Pagnier, Gallimard, 610 p. Retrouvez l'actualité littéraire aussi dans Focus Vif : cette semaine, Zabor ou Les psaumes, où l'écrivain algérien Kamel Daoud revisite Les Mille et Une Nuits dans une fable brûlante, page 34, et Ma reine, premier roman de Jean-Baptiste Andréa, éducation sentimentale sur un plateau provençal dans les années 1960, page 35.B. L.