L'une a raflé le prix Nobel de chimie ; l'autre défend la justice, les consommateurs et l'égalité des genres en Europe ; la troisième dirige un groupe industriel énergétique ; la quatrième a gagné les premières élections organisées en Belgique depuis quatre ans ; la cinquième réalise notamment les clips d'Angèle ; la sixième fait de l'humour son métier, sa philosophie e...

L'une a raflé le prix Nobel de chimie ; l'autre défend la justice, les consommateurs et l'égalité des genres en Europe ; la troisième dirige un groupe industriel énergétique ; la quatrième a gagné les premières élections organisées en Belgique depuis quatre ans ; la cinquième réalise notamment les clips d'Angèle ; la sixième fait de l'humour son métier, sa philosophie et son arme anticrétins ; la septième, prix Rossel 2014, a publié l'un des plus beaux romans de l'année ; et la huitième détient, entre autres, le record de sélections en équipe nationale belge de football. Frances Arnold. V?ra Jourová. Isabelle Kocher. Zakia Khattabi. Charlotte Abramow. Cécile Djunga. Hedwige Jeanmart. Et Aline Zeler. Huit femmes. Une scientifique, une commissaire européenne, une directrice générale, une coprésidente de parti politique, une photographe, une comédienne et présentratrice télé, une écrivaine et une sportive. Chacune incarnant l'une des huit rubriques de cette rétrospective de l'année. Dans le désordre : Belgique, économie, monde, société, sciences, culture, lifestyle, sport. Nous les avons choisies pour ce qu'elles ont incarné ces douze derniers mois : chacune, une actrice clé dans son " secteur d'activité ". Et parce que les femmes sont les personnalités incontestables de l'année. Pour les lectrices et lecteurs du Vif/L'Express, elles refont donc 2018, en exclusivité. Avec un regard forcément personnel, et tourné sur ce qu'elles ont vécu, elles, au premier chef. Un regard plus transversal, aussi, braqué sur ce qui a émaillé l'année. Soit à travers un texte qu'elles ont rédigé à notre demande. Soit à travers un entretien qu'elles nous ont accordé. Pour les mêmes raisons, l'éditorial de cette rétrospective ne pouvait qu'être confié aux six journalistes femmes salariées de la rédaction (sur un effectif total de seize). Ainsi soient-elles.