Carrefour de toutes les attentions médiatiques, en 2009 : Charleroi. Les premiers procès ont débuté voici peu, relatifs à ces affaires d'abus de pouvoir qui ont défrayé la chronique, à partir de l'été 2005. L'ex-échevin socialiste Claude Despiegeleer et consorts doivent justifier leur usage particulier des deniers publics. Tout a commencé, en douce, avec le cas d'une chaudière (de la ville) installée dans la maison de vacances de " Despi ", ancien bras droit de Je...

Carrefour de toutes les attentions médiatiques, en 2009 : Charleroi. Les premiers procès ont débuté voici peu, relatifs à ces affaires d'abus de pouvoir qui ont défrayé la chronique, à partir de l'été 2005. L'ex-échevin socialiste Claude Despiegeleer et consorts doivent justifier leur usage particulier des deniers publics. Tout a commencé, en douce, avec le cas d'une chaudière (de la ville) installée dans la maison de vacances de " Despi ", ancien bras droit de Jean-Claude Van Cauwenberghe. Puis la justice dira pourquoi et comment des socialistes ont profité de lucratives rentes de situation au sein de la société d'habitations sociales La Ca-rolorégienne, l'objet d'un pouvoir absolu. Des " affairistes ", aussi, viendront s'expliquer dans les prétoires, au printemps prochain. Robert Wagner en premier, le roi carolo de l'immobilier, dont la carrière dans le business s'est développée au même rythme que la montée en puissance politique de son " ami " Van Cau. Où aboutira d'ailleurs l'armée d'enquêteurs lancée aux trousses de celui-ci ? Le " patron " assistera-t-il en tant que simple témoin à ces procès de toute une époque ? Tout devrait s'éclairer en 2009àAu même moment, une grande affaire financière devrait mobiliser l'attention de la justice bruxelloise durant de longs mois. Une instruction est ouverte pour " manipulation des marchés " chez Fortis, ancien monument déboulonné. Ici, a priori, ce sont de simples actionnaires qui pourraient avoir été trompés. Lors de l'augmentation de capital de l'automne 2007, les dirigeants bancaires de l'époque ont-ils volontairement caché aux investisseurs les paquets de subprimes made in USA qui pourrissaient la comptabilité ? Plus récemment, Fortis a-t-il omis de communiquer loyalement, afin d'éviter une plus grande panique encore ? Pourquoi la Commission bancaire, financière et des assurances (le gendarme du marché) n'est-elle pas intervenue ? Dans les milieux judiciaires, on anticipe déjà un souci majeur : des enquêtes trop vastes, trop lentes, débouchant sur le " dépassement du délai raisonnable ". Tel est le constat posé au Parlement par une commission d'enquête qui analyse le fiasco des grands dossiers de fraude fiscale des quinze dernières années, où l'Etat a perdu beaucoup d'argent. " Plus jamais ça " est le mot d'ordre. On jugera sur pièces. Philippe Engels