Décédé en juin 2013 à l'âge de 90 ans à Belfort, Louis Bertrand avait fait part quelques années avant sa mort de sa volonté de retrouver ses camarades en étant inhumé à proximité de la fosse commune du camp. La cérémonie qui a duré une heure et demie environ, a eu lieu le jour de l'anniversaire de la libération du camp, le 11 avril 1945, par les troupes américaines. Elle a réuni entre 150 et 200 personnes, dont plusieurs familles de déportés. Pendant les 12 mois d'existence du camp de Langenstein-Zwieberge (créé en avril 1944), qui a été une annexe de celui de Buchenwald, plus de 7.000 détenus issus de 23 pays différents devaient creuser un tunnel destiné à la production d'avions à l'abri des bombardements. Plus de 1.800 d'entre eux, sous-alimentés, terrorisés, exploités jusqu'à leur dernières ressources, décédèrent à bout de force. Environ 2.500 autres moururent au moment de l'évacuation du camp. "La volonté de mon père correspond à sa démarche de transmettre le passé et d'être un passeur. C'est sa manière de dire: +je n'oublie pas les copains décédés sur place et je rends hommage à leur mémoire+", avait dit récemment le fils du déporté, Jean-Louis Bertrand. (Belga)

Décédé en juin 2013 à l'âge de 90 ans à Belfort, Louis Bertrand avait fait part quelques années avant sa mort de sa volonté de retrouver ses camarades en étant inhumé à proximité de la fosse commune du camp. La cérémonie qui a duré une heure et demie environ, a eu lieu le jour de l'anniversaire de la libération du camp, le 11 avril 1945, par les troupes américaines. Elle a réuni entre 150 et 200 personnes, dont plusieurs familles de déportés. Pendant les 12 mois d'existence du camp de Langenstein-Zwieberge (créé en avril 1944), qui a été une annexe de celui de Buchenwald, plus de 7.000 détenus issus de 23 pays différents devaient creuser un tunnel destiné à la production d'avions à l'abri des bombardements. Plus de 1.800 d'entre eux, sous-alimentés, terrorisés, exploités jusqu'à leur dernières ressources, décédèrent à bout de force. Environ 2.500 autres moururent au moment de l'évacuation du camp. "La volonté de mon père correspond à sa démarche de transmettre le passé et d'être un passeur. C'est sa manière de dire: +je n'oublie pas les copains décédés sur place et je rends hommage à leur mémoire+", avait dit récemment le fils du déporté, Jean-Louis Bertrand. (Belga)