L'attribution de ce prix, décidée à l'unanimité des groupes politiques du Parlement, doit être interprétée comme un "non très clair au régime iranien", qui "ne respecte aucune des libertés fondamentales", a souligné le président de l'institution, Martin Schulz, devant les députés réunis en plénière à Strasbourg. "Nous voulons par ce choix exprimer notre admiration pour une femme et un homme qui résistent à l'intimidation dont sont victimes les Iraniens", a expliqué l'élu allemand, observant que les lauréats ont "placé au-dessus de leur sécurité personnelle le sort de leur pays". Ni l'entourage ni les avocats de Nasrin Sotoudeh et Jafar Panahi n'ont pu être joints immédiatement par l'AFP à Téhéran. Le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, doté de 50.000 euros, récompense chaque année un défenseur des droits de l'Homme et de la démocratie. L'an dernier, il avait été décerné à des militants du "Printemps arabe". M. Schulz a appelé les autorités iraniennes à "tout faire pour faciliter le voyage" à Strasbourg des deux lauréats, en vue de la cérémonie de remise du prix prévue le 12 décembre. Or, l'une des récipiendaires est en prison, l'autre est assigné à résidence. (JAV)

L'attribution de ce prix, décidée à l'unanimité des groupes politiques du Parlement, doit être interprétée comme un "non très clair au régime iranien", qui "ne respecte aucune des libertés fondamentales", a souligné le président de l'institution, Martin Schulz, devant les députés réunis en plénière à Strasbourg. "Nous voulons par ce choix exprimer notre admiration pour une femme et un homme qui résistent à l'intimidation dont sont victimes les Iraniens", a expliqué l'élu allemand, observant que les lauréats ont "placé au-dessus de leur sécurité personnelle le sort de leur pays". Ni l'entourage ni les avocats de Nasrin Sotoudeh et Jafar Panahi n'ont pu être joints immédiatement par l'AFP à Téhéran. Le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, doté de 50.000 euros, récompense chaque année un défenseur des droits de l'Homme et de la démocratie. L'an dernier, il avait été décerné à des militants du "Printemps arabe". M. Schulz a appelé les autorités iraniennes à "tout faire pour faciliter le voyage" à Strasbourg des deux lauréats, en vue de la cérémonie de remise du prix prévue le 12 décembre. Or, l'une des récipiendaires est en prison, l'autre est assigné à résidence. (JAV)