Ce parcours, obligatoire dans son seul module d'accueil (information sur les droits et devoirs, bilan social), doit encore attendre ses arrêtés d'exécution pour être mis en oeuvre. Le Conseil d'État a en effet souhaité voir le décret approuvé au parlement avant de se prononcer sur les arrêtés, a fait observer Mme Tillieux (PS). "Les arrêtés seront donc pour la prochaine législature", a relevé Antoine Tanzilli (cdH), dont le parti avait insisté pour lier l'obligation de suivre le module d'accueil à des amendes qui iront de 50 à 2.500 euros en cas de non-respect. Matthieu Daele (Ecolo) a pour sa part souligné le caractère émancipateur du parcours, notamment en termes d'insertion socio-professionnelle et de cours de français, mais il a déploré que les moyens budgétaires actuels ne permettaient pas de répondre à la demande de formations. Un montant de 2,5 millions d'euros est budgété pour mettre en place les guichets d'accueil, a expliqué Mme Tillieux. Ne niant pas que la demande de formation est supérieure à l'offre, elle a toutefois mis en garde contre une "inflation budgétaire" telle que la Flandre la connaît selon elle dans sa politique d'"inburgering", bien plus contraignante. Si la Wallonie avait dû calquer le dispositif flamand, le coût se serait élevé à 10 millions d'euros par an, a-t-elle indiqué. Le MR, a rappelé Florence Reuter, souhaitait pour sa part un tel parcours obligatoire complet, harmonisé avec les autres régions du pays. Les réformateurs ont voté contre le projet de décret, qui doit encore passer en séance plénière. (Belga)

Ce parcours, obligatoire dans son seul module d'accueil (information sur les droits et devoirs, bilan social), doit encore attendre ses arrêtés d'exécution pour être mis en oeuvre. Le Conseil d'État a en effet souhaité voir le décret approuvé au parlement avant de se prononcer sur les arrêtés, a fait observer Mme Tillieux (PS). "Les arrêtés seront donc pour la prochaine législature", a relevé Antoine Tanzilli (cdH), dont le parti avait insisté pour lier l'obligation de suivre le module d'accueil à des amendes qui iront de 50 à 2.500 euros en cas de non-respect. Matthieu Daele (Ecolo) a pour sa part souligné le caractère émancipateur du parcours, notamment en termes d'insertion socio-professionnelle et de cours de français, mais il a déploré que les moyens budgétaires actuels ne permettaient pas de répondre à la demande de formations. Un montant de 2,5 millions d'euros est budgété pour mettre en place les guichets d'accueil, a expliqué Mme Tillieux. Ne niant pas que la demande de formation est supérieure à l'offre, elle a toutefois mis en garde contre une "inflation budgétaire" telle que la Flandre la connaît selon elle dans sa politique d'"inburgering", bien plus contraignante. Si la Wallonie avait dû calquer le dispositif flamand, le coût se serait élevé à 10 millions d'euros par an, a-t-elle indiqué. Le MR, a rappelé Florence Reuter, souhaitait pour sa part un tel parcours obligatoire complet, harmonisé avec les autres régions du pays. Les réformateurs ont voté contre le projet de décret, qui doit encore passer en séance plénière. (Belga)