Selon Clothilde Hoffmann, cette reforme durcissant le régime des libérations conditionnelles est une "réforme placebo" qui répond à la demande d'une opinion publique qui souhaite la diminution du taux de récidive. "Or, c'est tout le contraire qui risque de se passer car la récidive s'inscrit précisément dans la restriction de la libération conditionnelle. Cette réforme vise à durcir le système judiciaire et à renforcer la répression au détriment de la réinsertion des détenus", estime-t-elle. "Elle allonge la durée de la peine et la surpopulation carcérale, deux facteurs peu propices à l'élaboration d'un projet de réinsertion", a-t-elle complété. Pour rappel, la réforme prévoit notamment qu'un condamné à 30 ans ou à perpétuité ne puisse plus introduire sa demande de libération au tiers de sa peine mais à la moitié. Elle supprime en outre l'automaticité de la transmission de la demande de libération au tribunal d'application des peines. (Belga)

Selon Clothilde Hoffmann, cette reforme durcissant le régime des libérations conditionnelles est une "réforme placebo" qui répond à la demande d'une opinion publique qui souhaite la diminution du taux de récidive. "Or, c'est tout le contraire qui risque de se passer car la récidive s'inscrit précisément dans la restriction de la libération conditionnelle. Cette réforme vise à durcir le système judiciaire et à renforcer la répression au détriment de la réinsertion des détenus", estime-t-elle. "Elle allonge la durée de la peine et la surpopulation carcérale, deux facteurs peu propices à l'élaboration d'un projet de réinsertion", a-t-elle complété. Pour rappel, la réforme prévoit notamment qu'un condamné à 30 ans ou à perpétuité ne puisse plus introduire sa demande de libération au tiers de sa peine mais à la moitié. Elle supprime en outre l'automaticité de la transmission de la demande de libération au tribunal d'application des peines. (Belga)