La biométhanisation permet de produire de l'énergie au départ de déchets organiques. Dans le cas de la FEBA, les déchets proviennent du secteur agricole. Les unités ne sont pas concurrentielles pour acheter des intrants servant à alimenter leurs usines. Et leur rentabilité a été sérieusement bousculée, explique Gaëtan de Seny, responsable de l'unité biogaz du Haut-Geer. Le prix de vente du MWh est passé de 52 à 39 euros. Celui des certificats verts de 85 à 65 euros. Une taxe d'injection de 5,5 à 6 euros le MWH a été levée alors qu'elle n'existait pas en 2010. "Nous pouvions espérer 137 euros/MWh. A l'heure actuelle, nous n'avons plus que 98 euros, soit une baisse de près de 30%." Les déchets produits sur le sol wallon deviennent une matière noble, ajoute le quotidien. "Le constat est amer, la Wallonie n'est même plus en mesure de valoriser ses déchets car ils sont exportés". "Des traders spécialisés en déchets agro-alimentaires occupent désormais le marché pour fournir les pays limitrophes qui ont les moyens financiers d'acheter de telles marchandises. Notre production de déchets organiques est en train de produire de l'énergie dans d'autres régions", note Gaëtan de Seny. Le secteur attend des mesures à long terme de la part du gouvernement qui a été alerté en septembre. "S'il n'y a pas de décision pour la fin de l'année, il y aura trois installations qui fermeront leurs portes." (Belga)

La biométhanisation permet de produire de l'énergie au départ de déchets organiques. Dans le cas de la FEBA, les déchets proviennent du secteur agricole. Les unités ne sont pas concurrentielles pour acheter des intrants servant à alimenter leurs usines. Et leur rentabilité a été sérieusement bousculée, explique Gaëtan de Seny, responsable de l'unité biogaz du Haut-Geer. Le prix de vente du MWh est passé de 52 à 39 euros. Celui des certificats verts de 85 à 65 euros. Une taxe d'injection de 5,5 à 6 euros le MWH a été levée alors qu'elle n'existait pas en 2010. "Nous pouvions espérer 137 euros/MWh. A l'heure actuelle, nous n'avons plus que 98 euros, soit une baisse de près de 30%." Les déchets produits sur le sol wallon deviennent une matière noble, ajoute le quotidien. "Le constat est amer, la Wallonie n'est même plus en mesure de valoriser ses déchets car ils sont exportés". "Des traders spécialisés en déchets agro-alimentaires occupent désormais le marché pour fournir les pays limitrophes qui ont les moyens financiers d'acheter de telles marchandises. Notre production de déchets organiques est en train de produire de l'énergie dans d'autres régions", note Gaëtan de Seny. Le secteur attend des mesures à long terme de la part du gouvernement qui a été alerté en septembre. "S'il n'y a pas de décision pour la fin de l'année, il y aura trois installations qui fermeront leurs portes." (Belga)