Le texte, amendé en commission par les deux partis de la coalition gouvernementale de droite et deux autres formations, a été approuvé en session plénière en fin de journée pour être transféré au Sénat où il doit aussi être discuté. Ce texte a pour objet de donner aux différents ministères l'autorisation de classer comme un secret d'Etat toute information jugée sensible relative à la défense, la diplomatie, le contre-espionnage et la lutte antiterroriste, sur des critères qui restent imprécis. Jusqu'à présent, seul le ministère de la Défense a le pouvoir de cacher une information en la rangeant dans le tiroir "secret défense". Le projet prévoit en outre des sanctions pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison pour toute personne à l'origine de fuites sur les informations classées "secrètes". Cette loi est dénoncée par des médias, avocats, syndicalistes et autres personnes influentes comme attentatoire à la liberté d'informer, "antidémocratique" et "dangereuse", parce qu'elle autoriserait selon eux les fonctionnaires à classer à peu près tout ce qu'ils veulent. Des essayistes et journalistes craignent particulièrement que leur travail de recueil d'informations ne devienne mission impossible, les autorités étant tentées de classer à tour de bras pour éviter les fuites. "Franchement, je crois qu'il y a un malentendu: les activités journalistiques normales ne seront pas passibles de peine en vertu de cette loi", a insisté le Premier ministre Abe en commission spéciale. (Belga)

Le texte, amendé en commission par les deux partis de la coalition gouvernementale de droite et deux autres formations, a été approuvé en session plénière en fin de journée pour être transféré au Sénat où il doit aussi être discuté. Ce texte a pour objet de donner aux différents ministères l'autorisation de classer comme un secret d'Etat toute information jugée sensible relative à la défense, la diplomatie, le contre-espionnage et la lutte antiterroriste, sur des critères qui restent imprécis. Jusqu'à présent, seul le ministère de la Défense a le pouvoir de cacher une information en la rangeant dans le tiroir "secret défense". Le projet prévoit en outre des sanctions pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison pour toute personne à l'origine de fuites sur les informations classées "secrètes". Cette loi est dénoncée par des médias, avocats, syndicalistes et autres personnes influentes comme attentatoire à la liberté d'informer, "antidémocratique" et "dangereuse", parce qu'elle autoriserait selon eux les fonctionnaires à classer à peu près tout ce qu'ils veulent. Des essayistes et journalistes craignent particulièrement que leur travail de recueil d'informations ne devienne mission impossible, les autorités étant tentées de classer à tour de bras pour éviter les fuites. "Franchement, je crois qu'il y a un malentendu: les activités journalistiques normales ne seront pas passibles de peine en vertu de cette loi", a insisté le Premier ministre Abe en commission spéciale. (Belga)