"J'ai vu Julian samedi dernier à la prison de Belmarsh" près de Londres, a déclaré Stella Moris lors d'une conférence de presse, "il avait l'air très mal en point". "Nous espérons que ce sera la fin", a déclaré Stella Moris, avocate de Julian Assange devenue sa compagne, avant l'audience prévue mercredi et jeudi. "Julian ne survivrait pas à une extradition, c'est la conclusion de la juge", a déclaré Stella Moris, jugeant "terrifiante" la possibilité d'une infirmation du refus d'extradition.

C'est l'une des dernières cartes des Etats-Unis pour obtenir Julian Assange: la justice britannique examine à partir de mercredi l'appel américain contre son refus d'extrader le fondateur de WikiLeaks, poursuivi pour une fuite massive de documents.

Menace de suicide

En janvier, la juge britannique Vanessa Baraitser avait rejeté la demande d'extradition de Julian Assange, poursuivi par la justice américaine pour une fuite massive de documents, en raison du risque de suicide de l'Australien de 50 ans. Il risque 175 ans de prison aux États-Unis dans une affaire qualifiée par ses défenseurs de politique et d'attaque contre la liberté d'expression.

La directrice des campagnes internationales de Reporters sans frontières, Rebecca Vincent, a estimé que le président américain Joe Biden avait manqué l'occasion de se "distancer de ses prédécesseurs", appelant comme tous les soutiens du fondateur de WikiLeaks à l'abandon des poursuites contre Julian Assange.

Des témoignages remis en cause

Dans cette procédure en appel, Washington met notamment en cause la fiabilité d'un expert qui avait témoigné en faveur de Julian Assange et de sa santé mentale fragile.

Le psychiatre, Michael Kopelman, avait en effet reconnu avoir trompé la justice en "dissimulant" le fait que son client était devenu père alors qu'il était cloîtré à l'ambassade d'Equateur à Londres.

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les États-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées.

L'Australien, soutenu par nombre d'organisations de défense de la liberté de la presse, est poursuivi pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

"J'ai vu Julian samedi dernier à la prison de Belmarsh" près de Londres, a déclaré Stella Moris lors d'une conférence de presse, "il avait l'air très mal en point". "Nous espérons que ce sera la fin", a déclaré Stella Moris, avocate de Julian Assange devenue sa compagne, avant l'audience prévue mercredi et jeudi. "Julian ne survivrait pas à une extradition, c'est la conclusion de la juge", a déclaré Stella Moris, jugeant "terrifiante" la possibilité d'une infirmation du refus d'extradition. C'est l'une des dernières cartes des Etats-Unis pour obtenir Julian Assange: la justice britannique examine à partir de mercredi l'appel américain contre son refus d'extrader le fondateur de WikiLeaks, poursuivi pour une fuite massive de documents. En janvier, la juge britannique Vanessa Baraitser avait rejeté la demande d'extradition de Julian Assange, poursuivi par la justice américaine pour une fuite massive de documents, en raison du risque de suicide de l'Australien de 50 ans. Il risque 175 ans de prison aux États-Unis dans une affaire qualifiée par ses défenseurs de politique et d'attaque contre la liberté d'expression. La directrice des campagnes internationales de Reporters sans frontières, Rebecca Vincent, a estimé que le président américain Joe Biden avait manqué l'occasion de se "distancer de ses prédécesseurs", appelant comme tous les soutiens du fondateur de WikiLeaks à l'abandon des poursuites contre Julian Assange. Dans cette procédure en appel, Washington met notamment en cause la fiabilité d'un expert qui avait témoigné en faveur de Julian Assange et de sa santé mentale fragile. Le psychiatre, Michael Kopelman, avait en effet reconnu avoir trompé la justice en "dissimulant" le fait que son client était devenu père alors qu'il était cloîtré à l'ambassade d'Equateur à Londres. Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les États-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées.L'Australien, soutenu par nombre d'organisations de défense de la liberté de la presse, est poursuivi pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.