"Nous disons à la communauté internationale que nous ne devrions pas céder au chantage nucléaire exercé par le régime iranien", a dit Morgan Ortagus devant la presse à Washington. "Nous continuons à appeler le régime iranien à ne pas obtenir l'arme nucléaire et à se conformer à ses engagements envers la communauté internationale", a-t-elle ajouté.

Donald Trump a annoncé en mai 2018 le retrait des Etats-Unis de l'accord international conclu avec l'Iran pour l'empêcher de se doter de la bombe atomique. Le président républicain juge nettement insuffisant voire dangereux ce texte négocié sous l'administration de son prédécesseur démocrate Barack Obama.

Jusqu'ici, l'Iran avait continué de respecter les limites de l'accord de Vienne, auquel continuent d'adhérer les autres signataires (Allemagne, France, Royaume-Uni, Russie et Chine). Mais dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et Washington, qui a rétabli et renforcé au cours de cette dernière année les sanctions économiques levées dans le cadre de l'accord de 2015, la République islamique a annoncé en mai qu'elle cesserait de respecter certaines restrictions à son programme nucléaire prévues par ce texte.

Lundi, elle a ainsi fait savoir que les réserves iraniennes d'uranium enrichi dépasseraient à partir du 27 juin les limites prévues par l'accord. "C'est malheureux", mais "cela ne surprend personne", "c'est pour cela que le président a souvent dit" qu'il "devait être remplacé par un nouvel et meilleur accord", a estimé Morgan Ortagus.

Priée de dire si les Etats-Unis demandaient à l'Iran de respecter cet accord alors même que Washington s'en est retiré, elle a répondu: "Nous avons dit très clairement" que "nous ne tolérerions pas que l'Iran obtienne l'arme nucléaire, point final". "Nous opposerons la pression maximale du gouvernement américain à toute action qui leur permettrait d'avoir une arme nucléaire", a-t-elle martelé, promettant la poursuite des sanctions.